D’une place publique à l’autre

Il ne vous aura pas échappé que le nouveau mouvement créé par l’essayiste Raphaël Glucksmann porte le même et joli nom de “Place Publique” que celui du collectif citoyen que nous avions créé il y a quatre ans au lendemain de l’élection d’une municipalité Front National dans la commune de Cogolin (Var).

Comme il l’affirme, ce nom est public, il n’appartient à personne en particulier mais à toutes les personnes qui veulent investir sa place pour participer à la vie de la cité et de la “res publica”.
C’est donc avec un intérêt tout à fait favorable que nous accueillons la naissance de ce nouvel espace citoyen auquel nous sommes prêts à faire partager les fruits de notre modeste mais intéressante expérience.

Initié en 2014 par un groupe de citoyens d’une grande diversité, ayant les valeurs républicaines chevillées au corps, notre collectif s’était fixé deux objectifs principaux :
– celui d’exercer une vigilance de chaque instant sur les pratiques d’une municipalité d’extrême droite.
– celui d’animer un espace de rencontres, de réflexion et de dialogue entre les habitants.

En quatre années d’existence, notre collectif n’a eu de cesse de dénoncer, combattre et faire obstacle aux dérives non seulement idéologiques, mais également affairistes de la municipalité FN.

Par ses actions déterminées, il a réussi à faire reculer le maire sur de nombreux projets contraires à l’intérêt général. Il n’a pas hésité à engager des actions devant les tribunaux qui ont permis de faire annuler plusieurs décisions jugées illégales.
Certaines affaires en cours d’instruction, y compris devant la juridiction pénale, devraient aboutir dans les prochains mois.

Sur le volet animation, Place Publique Cogolin a organisé des rencontres régulières autour des questions du vivre ensemble, de l’environnement, du réchauffement climatique, de la diversité culturelle, de l’Europe, de l’immigration et bien d’autres encore…
Chacune de ces rencontres a été suivie par un nombreux public.

Si vous n’avez pas encore pris connaissance des activités menées par notre collectif, dont le nombre d’adhérents a triplé, nous vous invitons à visiter notre site à l’adresse www.placepubliquecogolin.fr

Cette expérience démontre que des citoyens motivés peuvent agir effectivement sur les choix qui concernent leur ville, mais aussi préserver/développer un espace de dialogue entre ses habitants dans le respect de leur diversité.
Non seulement la participation des citoyens aux choix qui les concernent est possible, mais elle est une voie d’avenir pour notre démocratie.
Nous comptons sur la vôtre et vous invitons à nous y rejoindre si vous ne l’avez pas encore fait en remplissant le bulletin d’adhésion ci-joint.

Bulletin d'adhésion 2018-2019

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Place Publique fait sa rentrée

Au bout de 4 ans de vigilance citoyenne permanente, animée par la seule défense de l’intérêt général de la commune, notre association commence à récolter les fruits de son labeur : 4 succès judiciaires, trois décisions des services de l’État qui corroborent les affirmations de Place Publique et le travail mené pour y parvenir. Mais les sujets d’inquiétude restent nombreux, trop de règles de droit sont encore bafouées, trop de biens publics sont détournés au profit d’intérêts particuliers…
Ce diaporama vous donnera un aperçu des activités de Place Publique au cours de l’année écoulée
Rejoignez-nous: plus nous serons nombreux, plus nous serons forts! Pour cela, adhérez (si vous ne l’avez pas encore fait!), ré-adhérez (si vous avez oublié de le faire!) et faites adhérer autour de vous.
Au plaisir de vous retrouver à l’occasion des prochaines rencontres publiques organisées par Place Publique tout au long de l’année.

Cogolin: ville à vendre, le replay de l’émission et la suppression de la subvention attendue

Pour ceux qui n’ont pas pu voir le documentaire: “Cogolin, ville à vendre”, Place Publique vous donne la possibilité de le visionner en cliquant sur le lien ci-dessous. Il dure environ 52 min.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/emissions/qui-sommes-nous-2

Quelques jours avant sa diffusion, le producteur et journaliste Denis Robert a appris que la Région dirigée par Renaud Muselier a coupé le financement du documentaire alors que le comité d’experts qui instruit les demandes d’aide à la création avait validé le projet en novembre dernier.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez une article du Monde qui relate l’affaire.
https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/05/07/le-documentaire-politique-produit-par-denis-robert-perd-ses-subventions_5295393_823448.html

Le Monde du 8 mai 2018

L’article de Var-Matin du même jour, sur le même sujet. (cliquable)

Les rencontres de Place Publique, Des moments d’échanges et de partage des savoirs – bulletin d’information n4

 

 

Malgré la volonté du Maire de lui faire payer les salles municipales, Place Publique a continué d’organiser ses rencontres conviviales sur des thèmes très variés :

De 1851 à nos jours, histoire et patrimoine du Var républicain » par Jean-Marie Guillon, professeur émérite en histoire contemporaine à l’Université Aix -Marseille, le mardi 29 novembre 2016
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/histoire-du-var-republicain-retour-sur-la-conference-passionnante-de-jean-marie-guillon.html

– « Pour l’exemple », récit imaginaire d’un poilu, pièce jouée le 26 février 2017 au Lézard, de et avec Félix Chabaud accompagné de Christiane Ildevert et Renat Sette.
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/une-piece-de-theatre-a-ne-pas-manquer.html

– Conférence débat sur la permaculture « Des plantes saines dans un sol sain » par Edo Malloggi retraité-jardinier, sociétaire et administrateur de la Société Centrale d’Agriculture, Horticulture et d’Acclimatation de Nice, le samedi 11 mars matin avec travaux pratiques l’après-midi dans les jardins partagés de Grimaud
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/journee-permaculture-le-11-mars-a-grimaud.html

– Vernissage de l’exposition “le FN au bout du crayon” à Cogolin, le samedi 18 mars, puis poursuite de l’exposition à Ramatuelle pendant 1 semaine au mois d’avril
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/exposition-le-fn-au-bout-du-crayon-un-vent-de-liberte-a-souffle-sur-cogolin.html

Conférence débat sur le maraîchage, le 30 Septembre 2017 avec découverte d’une exploitation en maraîchage et d’un projet d’agroforesterie, découverte d’une AMAP, par Yann agriculteur à Cogolin
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/conference-debat-sur-le-maraichage.html

La place d’un musée dans la politique de la ville : conférence de Mme Malika Dorbani conservatrice et directrice du Musée National des Beaux-Arts d’Alger de 1977 à 1994, vendredi 6 Octobre 2017.
http://www.placepubliquecogolin.fr/article/la-place-dun-musee-dans-la-politique-de-la-ville.html

Fidèle à ce qu’elle a annoncé à sa création, il y a 3 ans, Place Publique s’efforce de créer des espaces ouverts de rencontres, d’échanges, d’informations et de dialogues respectueux de la diversité des Cogolinois.
Elle souhaite ainsi contribuer au développement de la vie associative, sociale et culturelle de Cogolin pour y vivre bien tous ensemble.

Si vous souhaitez donner votre avis sur notre association, n’hésitez pas à remplir le questionnaire suivant : http://www.placepubliquecogolin.fr/article/en-quelques-clics-repondez-au-questionnaire.html

La mise à disposition des salles communales redevient gratuite, Merci Place Publique ! – bulletin d’information n4

Il n’aura pas fallu moins de 4 délibérations du Conseil Municipal et 3 recours de Place Publique auprès du Tribunal Administratif pour que toutes les associations cogolinoises puissent à nouveau bénéficier de la gratuité d’occupation des salles municipales.

Que d’argent et de temps perdu pour rien, puisque on est revenu à l’exacte situation de départ ! Pratiquement un an à se battre pour Place Publique, à écrire au maire, au Trésor Public, à rédiger des mémoires en attaque et en défense, à alerter les médias, les services de l’état juste pour faire reconnaître l’illégalité des délibérations prises en Conseil Municipal, l’injustice du procédé qui consistait à traiter de façon discriminatoire les différentes associations cogolinoises, faisant payer la mise à disposition des salles à celles qui ne plaisaient pas à Monsieur Lansade, dans le plus grand arbitraire, portant ainsi atteinte au principe d’égalité devant l’impôt et les charges publiques. Le fait du prince !

Malgré sa reculade, le maire a continué de s’acharner contre Place Publique en lui réclamant le paiement des salles pour une occupation du 29 novembre 2016, avec la très intéressante rencontre/débat animée par Jean Marc Guillon sur l’histoire du Var républicain. Il a remis ça pour une réservation sans suite destinée à une assemblée générale qui s’est finalement tenue dans une commune voisine.

Place Publique a une nouvelle fois contesté ces demandes de paiement devant le Tribunal Administratif. Une nouvelle fois M. Lansade a reculé et n’a pas réussi à nous faire taire par des mesures qui constituent une atteinte grave à la liberté d’expression des associations.

Si vous souhaitez donner votre avis sur notre association, n’hésitez pas à remplir le questionnaire suivant : http://www.placepubliquecogolin.fr/article/en-quelques-clics-repondez-au-questionnaire.html

Le sort de la demeure Sellier entre les mains des Cogolinois – bulletin d’information n4

Erratum : Les votes sont maintenant clos, nous attendons maintenant la prochaine épate : Demeure Sellier, Resultat du vote

Place Publique s’est fait le porte parole de la population lorsqu’elle a dénoncé les agissements de la municipalité et lancé une pétition pour contrer la privatisation du seul musée que possède notre ville de 12 000 habitants.
Il n’est pas inutile de revenir sur la chronologie des faits pour montrer quelles sournoises décisions furent prises dans un premier temps et quelles fausses raisons l’ont amené à ce retournement « démocratique » que représente l’appel à idées.

A peine fermée l’exposition Trans’Arts 2016, le Maire ordonne de vider la demeure Sellier de son contenu, de disperser son patrimoine public sans en établir un inventaire officiel. A partir de cette décision non concertée, ni même au sein du conseil municipal, il « constate » la désaffectation du bâtiment qu’il a lui-même provoquée pour faire retirer la demeure Sellier du patrimoine public de la commune. Car sa décision est déjà prise de louer la demeure historique à une société privée dirigée par un proche de son réseau de relations pour en faire un hôtel. Sans appel d’offre, sans consultation de la population, sans la moindre mise en concurrence, par le simple fait du roi.

Devant l’émotion suscitée par cette perspective, l’entrepreneur qui voulait créer son hôtel retire son offre, mais le maire n’abandonne pas et décide de confier le lieu à l’architecte du premier pour en faire une maison d’hôtes. Les mots changent, les interlocuteurs permutent mais la volonté de privatiser reste constante. Monsieur Lansade a beau clamer qu’il ne s’agit que d’une location, que l’intégrité de la bâtisse sera préservée et même qu’il y aura quelques objets d’art ici ou là, cette confiscation de bien public est un exemple entre beaucoup de cette soif de brader le patrimoine de la ville à la rapacité immobilière.

Place Publique conteste immédiatement l’autorisation de travaux donnée à une société inexistante et oblige le maire à abandonner une nouvelle fois son projet. Pour des contraintes techniques, prétend-il, sans dire un seul mot de l’opposition unanime ou presque que sa manœuvre avait suscité, en témoigne le millier de signatures recueillies par la pétition de Place Publique et les prises de position publiées par les deux anciens maires.

Sans solution privatisée et pressé de toutes parts, Marc-Etienne Lansade prétend maintenant nous démontrer son grand respect de la démocratie en convoquant à un appel d’idées et une sélection par vote entre les meilleurs projets présentés. Il espérait que cette consultation soit un échec, mais c’était sans compter sur les cinq propositions très élaborées de Place Publique et celle de Cogolin Avenir parmi lesquelles le Comité de sélection a grappillé des idées en ordre dispersé dans quatre projets distincts.

Pris à son propre piège, il se voit obligé de les soumettre au vote de la population, mais en imposant des conditions très restrictives pour limiter la participation et prétendre que la concertation ne marche pas.

Aux Cogolinois de lui démontrer le contraire en allant voter en nombre en mairie du 2 au 17 janvier 2018 pour choisir l’avenir de la demeure historique qui leur appartient.

http://www.varmatin.com/vie-locale/on-vous-presente-les-4-projets-soumis-au-vote-des-cogolinois-pour-la-demeure-sellier-192458

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La suppression de classe à l’école Fontvieille: 283 selon les manifestants, 269 selon la police… – bulletin d’information n4

14! Cette fois ci les chiffres ne divergeront pas tant que cela…sauf qu’il ne s’agit pas de compter des protestataires dans la rue mais…. des écoliers à l’école Fontvieille avec dans le rôle de la police, l’inspecteur de circonscription. Petite est cette différence, mais elle a eu un effet radical : la fermeture d’une classe deux jours après la rentrée scolaire.

Les conséquences ont été terribles sur les conditions d’apprentissage des enfants : ventilation de l’effectif de ces écoliers devenus migrants dans d’autres classes parfois en sureffectif, création de plusieurs niveaux dans certaines classes.

Le Maire de Cogolin a d’abord souscrit à la vague d’indignation générale, puis il s’est ravisé pour se ranger aux cotés de l’inspecteur (tiens, tiens…!) lâchant les enfants et leurs parents, la communauté scolaire et les intérêts de sa ville.

A se demander si les bambins de l’école Fontvieille ne sont pas dans le collimateur de leur maire, eux qui avaient déjà vu, l’année dernière, leur budget destiné à l’enseignement amputé de 43% . Tout cela au prétexte d’abonder la réparation de la climatisation de leur école, théoriquement à la charge du budget investissement de la mairie. Finalement, la subvention a été rétablie après que le spectacle des enfants autour du thème « danses et chants autour de la Méditerranée » où la chanson de Jean-Jacques Goldman « Aïcha » devait être chantée, soit annulé à l’école (merci au collège voisin de l’avoir accueilli).

Quant à l’inspecteur, il avait déjà joué à « pousse toi de là que je m’y mette » vidant les petits de l’école maternelle de Plein Soleil pour y installer…ses bureaux.

Très hussard mais surtout pas noir! (1)

(1) « Hussard noir » : surnom donné aux instituteurs de la III° république

http://www.varmatin.com/jeunesse/suppression-dune-classe-a-cogolin-les-parents-sont-furieux-164070
http://www.varmatin.com/education/fermeture-de-classe-les-parents-deleves-font-blocus-a-cogolin-164583
http://www.varmatin.com/greve-mouvements-sociaux/les-parents-deleves-bloquent-depuis-ce-jeudi-matin-lacces-a-lecole-fontvieille-164599
http://www.varmatin.com/jeunesse/classe-supprimee-a-cogolin-des-raisons-desperer-164920
http://www.varmatin.com/jeunesse/ecole-fontvieille-de-cogolin-on-a-recompte-les-eleves-un-par-un-165652
http://www.varmatin.com/politique/lecole-fontvieille-a-cogolin-en-question-au-conseil-168027
http://www.varmatin.com/greve-mouvements-sociaux/on-fait-le-point-sur-les-greves-de-mardi-dans-les-ecoles-de-cogolin-173521

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Démocratie : peau de chagrin, Restriction de l’information et pression sur les opposants – bulletin d’information n4

Après son cuisant échec sur le déplacement de la médiathèque, la majorité municipale, malgré ses promesses électorales, s’est abstenue de présenter ses divers projets à la population et de lui demander son avis. Nous en donnons plusieurs exemples manifestes dans ce bulletin. Moins connues du grand-public sont les mesures discriminatoires prises au fil des mois au sujet des conseils municipaux.

Le maire a déplacé les séances du conseil municipal de la grande salle de Maurin des Maures vers l’espace exigu de la Bastide Pisan où l’agencement des tables pour les élus ne laisse qu’un étroit passage pour une vingtaine de sièges à disposition du public.

Chacun garde en mémoire le conseil municipal du 15 décembre 2016 où le maire avait fait occuper tous les sièges par des membres de son parti extérieurs à la commune, obligeant deux cents Cogolinois présents à rester debout à l’extérieur. Un bel exemple de démocratie !

C’est que Monsieur Lansade admet difficilement la contestation et que son attitude ou celle de ses adjoints soient mises à jour. Ainsi, les conseils étaient filmés pour être disponibles sur le site de la mairie. Puis, changement, dû sans doute aux enregistrements parfois cruels pour le maire : les séances seraient filmées mais plus mises en ligne.
C’était encore trop, car des élus de l’opposition y avaient toujours accès. Désormais, il n’y aura plus de copie image.

Il s’agit là d’une nouvelle restriction de l’information, déjà nettement insuffisante auparavant.
L’expression des conseillers d’opposition est aussi rudement diminuée, puisqu’ils doivent désormais présenter leurs questions écrites, limitées en nombre, au moins une semaine avant la séance du conseil.

Petit à petit, derrière ses airs d’ouverture joués en début de mandat, monsieur Lansade poursuit son opération de musellement de tout opposant et de restriction de l’accès à l’information des élus et du public. En pleine séance du conseil, il ordonne à ses policiers de retirer le micro à un opposant, une autre fois d’expulser manu militari de la salle un riverain opposé au projet de lotissement de notre Dame des Anges en l’accusant d’être ivre…

Adepte des décisions autoritaires prises dans le secret d’un cabinet de quelques amis, monsieur Lansade fait reculer chaque jour un peu plus la démocratie locale.

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Les mécomptes de Marc-Etienne Lansade – bulletin d’information n4

Un maire qui ne sait pas à quoi vont servir les 5 millions d’emprunt qu’il a décidé de réaliser, ça c’était à l’occasion de la présentation du budget primitif 2015.

Le même qui est obligé d’annuler 5,4 millions d’euros d’investissement faute des crédits nécessaires, c’était lors du vote du compte administratif 2016.

Et c’est toujours lui qui n’a pas hésité à inscrire 7 millions d’euros de recettes de ventes immobilières totalement incertaines pour équilibrer un budget 2017 qu’il a lui-même mis en grande difficulté. Ce qui ne l’a pas empêché de diminuer imprudemment les taux des impôts locaux à la veille des dernières élections présidentielles.

En effet, au nom d’une politique sécuritaire non évaluée, il a recruté des policiers à tour de bras augmentant les dépenses de personnel de plus de 2 millions d’euros par an.

Il a décidé de mettre des caméras de vidéos surveillance partout sans en connaitre l’efficacité réelle pour un coût d’investissement de l’ordre du million d’euros et de fonctionnement de plusieurs centaines de milliers d’euros par an.

Il a fait exploser les dépenses d’animation d’autres centaines de milliers d’euros par an…

Et pendant que les investissements nouveaux peinent à voir le jour, l’endettement de la commune a augmenté de 2,3 millions d’euros.

Il faut rajouter à ce tableau déjà inquiétant les 80 000 € perdus du plan de circulation, les 350 000 euros de travaux inutiles de la place des boules, les 300 à 400 000 € de subventions non demandées pour la construction de la maison médicale, les 40 000 € de recettes annuelles en moins du loyer de la mission locale priée de déménager, les 20 000 € perdus du loyer versé par Syndicat des Eaux, les 47 000 € de palmiers plantés sur la plage, les 300 000 € de travaux de réhabilitation du restaurant de plage incendié, les 12 000 € de loyers annuels que cette même locataire ne verse plus à la commune…

Nous laissons au lecteur le soin de sortir sa calculette pour faire le total des sommes colossales elles aussi parties en fumée !

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Le marché de commercialisation des places de port attribué pour 6 millions d’euros à un grossiste en vêtements – bulletin d’information n4

Il aura probablement échappé à la grande majorité de la population qui n’a aucun yacht amarré aux Marines de Cogolin que la reprise anticipée de la gestion du port, annoncée à grands fracas de millions sonnants et trébuchants dans les coffres de la commune, a donné lieu à un appel d’offre pour la commercialisation des places de bateaux.

Passons sur les formalités légales de publicité qui ont joyeusement confondu ce qui relève de la mairie et ce qui correspond à la régie créée pour gérer le port.

Mais remarquons que les conditions de sélection donnaient un poids plus important à la rapidité de mise en place de la vente qu’à la compétence des entreprises candidates et au prix qu’elles proposaient.

Trois candidats ont remis leurs offres et c’est une entreprise de Sainte-Maxime qui a remporté le contrat pour une somme de 6 millions d”euros.

Place Publique a fait des recherches et a déjà communiqué ses résultats dans la presse : l’entreprise en question est une société unipersonnelle qui, juste quelques semaines avant l’appel d’offre avait un capital social dérisoire et était spécialisée dans la vente en gros de vêtements.

Bon c’est vrai, elle a changé opportunément ses statuts en juin 2017, pendant la période de consultation du marché.

Et, comme dans le cas de bien d’autres sociétés choisies à Cogolin, la direction de l’entreprise a changé de mains quelques jours après l’attribution du marché.

Finalement, la commune ou la régie, on ne sait plus trop, a choisi cette société qui n’avait aucune expérience ni compétence dans le domaine des ports, qui était la plus chère et proposait le moins de moyens. On comprend que son concurrent qui avait l’expérience, les compétences, les moyens et qui en plus était moins cher, ait déposé une plainte, ce que Place Publique a également fait.

Quant à la rapidité d’exécution de la commercialisation, elle a commencé dans un désordre que les propriétaires de bateaux ont vécu avec effarement.
Désordre tel que les opérations ont dû être suspendues trois semaines durant avant que les grossistes en vêtements puissent y voir un peu plus clair dans la pagaille d’une activité dont ils n’ont pas la moindre expérience. Mais, on l’a compris, il s’agissait là d’une occasion très fructueuse.

http://www.varmatin.com/vie-locale/port-des-marines-le-grand-chambardement-160081
http://www.varmatin.com/politique/m-e-lansade-les-marines-de-cogolin-rapporteront-2-millions-deuros-par-an-163155
http://www.varmatin.com/vie-locale/les-questions-que-pose-lattribution-de-la-vente-des-places-du-port-par-la-ville-de-cogolin-a-la-societe-yin-et-yang-177251
http://www.varmatin.com/justice/places-de-port-a-cogolin-une-plainte-penale-pour-favoritisme-deposee-190155

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