Le dernier conseil municipal a une nouvelle fois démontré que le maire était très à l’aise sur ses terrains de jeux favoris, l’urbanisme et l’immobilier. Tellement à l’aise qu’il en oublie les règles de procédure et viole la réglementation sur les inondations pour faire passer en force une modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU).
L’EQUIPE DE LEVALLOIS MET EN PLACE LA MACHINE A BETONNER
C’est avec leur grande complicité d’anciens professionnels de l’immobilier à Levallois-Perret que Marc-Etienne Lansade et Jean-Marc Smadja ont savouré l’approbation par le conseil de la création d’une Société Publique d’Aménagement Local(SPAL). A première vue, rien à redire, puisque la loi le permet. Mais en y regardant de plus près, les sujets d’inquiétude sont sérieux. Le tout premier réside dans la nature même de cette SPAL qui va permettre à nos deux compères de se libérer des règles de publicité et de mise en concurrence dans leurs projets d’urbanisme. Quand on sait qu’ils ont fixé au PLU un objectif de population de 18 000 habitants à l’horizon 2020, soit une augmentation de 50% en 5 ans, on comprend que le bétonnage massif de la commune est à l’ordre du jour, comme il l’a été pendant des années à Levallois. L’ « urbalkanysation » de Cogolin est bien en marche !
LES VILLES FN DE FREJUS ET DE COGOLIN POUR SEULS ACTIONNAIRES
Obligé de trouver une deuxième commune pour pouvoir constituer sa SPAL, le maire est allé démarcher sa voisine de Gassin qui, avec le 1% des parts qui lui était proposé, a refusé de servir de caution à des opérations sur lesquelles elle n’aurait aucun pouvoir. Du coup, il est allé chercher un allié sûr, son ami David Rachline, maire FN de Fréjus, qui ne pouvait pas lui refuser. En retour, Cogolin deviendra actionnaire de la société publique de Fréjus avec 1% des parts. Mais quel rapport y a-t-il entre la ville de Fréjus et l’aménagement du fonds du golfe de Saint Tropez ? Et que va faire Cogolin dans les projets urbains du littoral Fréjussien ? Après la surprenante création d’un camping « Marina Paradise » à Cogolin, espérons que le littoral varois ne va pas devenir le paradis du FN.
ENFIN UN EMPLOI SÛR POUR MONSIEUR SMADJA
Si toutes ces manœuvres ne sont pas vraiment rassurantes pour Cogolin, elles le sont beaucoup plus pour monsieur Smadja qui grâce à elles a enfin trouvé un emploi. Il est en effet le Directeur Général désigné de cette nouvelle société pour en assurer le contrôle total(itaire). Cela s’ajoute à la mission de conseil en urbanisme que le maire lui avait attribué par convention lors du conseil municipal du 2 avril 2015. Après avoir travaillé pendant près d’un an sans le moindre contrat, donc sans aucun droit ni titre pour agir au nom de la commune, ce qu’il ne s’est pas privé de faire, cela fait tout d’un coup beaucoup contrats pour un seul homme.
LE MAIRE SE RIT DU PPRI (PLAN DE PREVENTION DU RISQUE D’INONDATION)
L’autre dossier d’urbanisme important approuvé par le conseil concernait la modification simplifiée n° 4 du PLU. Celle-ci consiste à autoriser sur un terrain de 13 hectares situé en zone littorale l’installation de campings, caravanes, mobil-homes et autres habitations légères actuellement interdite par les règlements du PPRI et du PLU en vigueur en raison de leur forte vulnérabilité face au risque d’inondation. Dans le registre mis à la disposition du public, Place Publique et France Nature Environnement PACA avaient dénoncé l’irrecevabilité de cette modification en raison de sa totale contradiction avec le règlement du PPRI qui s’impose à tous les documents d’urbanisme comme servitude d’utilité publique. Dans le respect du code de l’urbanisme, le maire aurait dû rendre compte de ces observations à son conseil municipal et les prendre en considération dans son projet de délibération. Que nenni, M. Lansade n’a que faire du règlement et des formalités sur lesquels il s’assoit avec dédain. Et quand le leader de l’opposition lui a fait observer qu’il y avait une incompatibilité avec le PPRI, il a assuré que ce terrain n’avait jamais connu de problème d’inondation et que ses fonctions de président des cours d’eau à la communauté de communes lui conféraient l’expertise suffisante pour parler de ces sujets. Pas de chance, les photos du terrain concerné prises lors de la crue de novembre 2011 (voir en pièce jointe) démentent formellement ses propos de soi-disant expert. Après avoir volontairement passé sous silence les observations formulées par le public, ME Lansade est pris en flagrant délit de dissimulation de la réalité des crues pour essayer de faire passer un dossier très important pour l’avenir de ce terrain et la sécurité de ses occupants.
Une nouvelle fois, Place Publique est là pour lui rappeler que c’est le règlement du PPRI qui fait loi, et non la parole d’un maire, fut-il responsable des cours d’eau.
Images et Pdf complémentaires :
– crue-de-novembre-2011-au-yotel-pdf.pdf


Plus de cent personnes venues de toutes les villes FN de France ont participé au rassemblement national des collectifs de citoyens qui s’est tenu le dimanche 28 juin 2015 à Grimaud. Le compte-rendu complet de cette journée très conviviale et riches d’enseignements sera très prochainement publié sur notre site. En attendant, voici le lien pour en consulter les premières photos :
Une semaine après son assemblée générale, Place Publique accueillera le dimanche 28 juin à la salle Beausoleil de Grimaud un rassemblement national des collectifs citoyens créés dans les villes conquises par le Front National.
Jeudi dernier, François Joliclercq a su faire partager sa passion de la forêt au public venu assister à sa présentation consacrée à l’avenir de la filière bois énergie. Avec une grande clarté et beaucoup de pédagogie, il a fait participer l’auditoire à la découverte de ce milieu essentiel à notre vie dans tous les domaines. Celui de l’environnement, avec l’exceptionnelle biodiversité qu’elle abrite, son rôle déterminant sur le climat et la qualité de l’air, la protection des sols qu’elle assure, la qualité de l’eau qu’elle préserve… Par la qualité de ses paysages, elle offre un espace de loisirs exceptionnel pour les randonnées, la chasse et de nombreuses autres activités de nature… qui lui confèrent un rôle social et sociétal très important. Elle représente enfin un potentiel économique intéressant à travers la production du bois et de ses dérivés, mais aussi dans le domaine touristique, car que serait la corniche des Maures sans sa forêt ?
Le bois énergie : une opportunité pour la forêt des Maures ?
Après ses déclarations remarquées sur sa « cupidité » et « l’art de faire du pognon » avec son conseiller en urbanisme, le maire de Cogolin a une nouvelle fois brillé en ponctuant une réunion publique consacrée à un projet de maison médicale par cette phrase forte : « Avec le Yotel et les Marines j’ai déjà de quoi m’amuser » (sic !).
Les habitants du quartier des Anches ont vu avec étonnement un mur s’ériger en moins d’une journée en travers de la voie publique de la Giscle. Leur surprise a été d’autant plus grande qu’ils n’avaient reçu aucune information préalable et que la décision n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les riverains.
Si vous avez besoin de vous oxygéner, si vous aimez la mer et ses paysages côtiers sauvages, si vous voulez découvrir les secrets des épaves échouées au fond de l’eau, si vous avez envie de vous retrouver avec des gens amoureux de la nature… alors n’hésitez pas, inscrivez vous à la randonnée organisée par Place Publique le vendredi 8 mai auprès de Patrick Maillet par téléphone au 06 03 30 59 70.