Résultats des élections européennes : le maire de Cogolin affaibli dans sa commune

Avec un nombre de votants plus important qu’aux élections européennes de 2014, la liste RN (ex FN)  enregistre en 2019 une baisse  de dix points de son score qui passe de 46,2% à 36,2%. Entre ces deux élections, ce sont donc 288 électeurs qui se sont détournés de la liste officiellement soutenue par Marc Etienne Lansade.

Pour un maire en place depuis cinq ans, c’est un véritable camouflet. Cela traduit le malaise qui s’est installé dans la ville face à sa gestion autoritaire, opaque et aventureuse des affaires communales. Ce revers personnel de Marc Etienne Lansade est accentué par le fait que dans la quasi-totalité des autres communes gérées par le FN depuis 5 ans, la liste du RN a progressé en nombre de voix entre les élections européennes de 2014 et celles de 2019 :  + 1 193 à Hénin Beaumont, + 1179 à Béziers,   + 576 à Hayange, + 447 à Fréjus, + 318 au Luc, + 202 à Beaucaire, + 65 à Orange. Seule Mantes la Ville voit le score du FN refluer de 116 voix.

Cela  démontre l’utilité du travail de résistance mené par Place Publique qui n’a eu de cesse de dénoncer les pratiques de monsieur Lansade et obtenu pas moins de huit victoires devant les tribunaux pour contrarier, voire empêcher ses projets néfastes.

Comme ailleurs en France, le scrutin de dimanche a  enregistré la bonne résistance de la liste Renaissance, la progression sensible des écologistes, l’émergence des défenseurs de la cause animale, l’affaiblissement d’une gauche divisée et l’effondrement de la droite républicaine.

Le principal enseignement à en tirer, c’est l’impérieuse nécessité de rassembler toutes ces forces dispersées en vue des prochaines élections municipales pour mettre un terme à la gestion calamiteuse du maire actuel. C’est la tâche à laquelle Place Publique s’emploie depuis cinq ans et va continuer de s’employer avec la même énergie et la même détermination.

Six personnages en quête d’Europe


Le 7 mai 2019, Place Publique et la municipalité de Ramatuelle ont accueilli la compagnie Tyr et Sidon et leur pièce « Nous le peuple européen : 6 personnages en quête d’Europe ». Merci à tous les spectateurs venus nombreux, merci aux acteurs et organisateurs. Merci aux associations amies: le Crayon, Valeurs Croisiennes, le Forum Républicain de Fréjus pour leur participation. L’Europe est un beau projet que nous devons continuer à faire vivre et améliorer.

En pièce jointe, vous trouverez l’interview du producteur, Michel Caillouët et de l’auteure, Catherine Guibourg.

Pour accéder directement à l’interview de Michel Caillouët, il suffit de cliquer sur le lien

https://youtu.be/RMrFmFIeQUQ

et pour accéder à celui de Catherine Guibourg, sur le lien

https://youtu.be/BiL2mNnqMhk

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Merci.

Dernière ligne droite pour l’Europe


Nous avons  le plaisir de vous transmettre l’interview donnée à Place Publique, par Alain Dumort, représentant de la Commission européenne à Marseille.

Cette interview a été faite au cours de la fête de l’Europe organisée à Fréjus par le Forum Républicain, le 4 mai dernier. On y apprend que le Var est directement concerné par ce qui se passe au niveau de l’Union Européenne.

L’interview dure un peu plus de 3 minutes.

Pour accéder directement à celui de Monsieur Dumort, il suffit de cliquer sur le lien:

https://youtu.be/05d5xeI-SKc

Vous pouvez également découvrir en moins d’une minute l’ambiance et la richesse des interventions, en cliquant sur le lien suivant :

https://youtu.be/D3RhPyq_UQU

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L’Europe vous dit merci et nous aussi


Place Publique et la municipalité de Ramatuelle ont accueilli hier soir, 7 mai, la compagnie Tyr et Sidon et leur pièce « Nous le peuple européen : 6 personnages en quête d’Europe ». Merci à tous les spectateurs venus nombreux, merci aux acteurs et organisateurs. Merci aux associations amies ; le Crayon, Valeurs Croisiennes, le Forum Républicain de Fréjus pour leur participation. L’Europe est un beau projet que nous devons continuer à faire vivre et améliorer ».

UN FUTUR POUR L’UNION EUROPÉENNE


Place Publique était à Béziers dimanche dernier pour participer à l’événement ” UN FUTUR POUR L’UNION EUROPÉENNE ” organisé par l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin et Europa-Nova.

A partir des témoignages des collectifs citoyens de la CNCC (Coordination Nationale des Collectifs Citoyens), Place Publique Cogolin, le Forum Républicain de Fréjus, le Rassemblement Citoyen de Beaucaire Terre d’Argence, l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin de Béziers, les intervenants ont fait les liens entre ce qui se passe dans les villes gérées par le Rassemblement National et l’Europe menacée par la montée des populismes.

Les tables rondes ont commencé par l’allocution de Samuel Lejoyeux, représentant de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et coordonnateur de la CNCC pour se conclure avec l’intervention de Dominique Sopo, président de SOS Racisme.

Tout au long de la journée, des intervenants de grande qualité issus principalement des associations partenaires suivantes : Europa-Nova, Euro- Cité, Sauvons l’Europe, Terra Nova Sciences Po, Open Society Foundations, les Jeunes Européens, se sont relayés au micro pour débattre autour de l’Union Européenne et ses enjeux.

De gauche à droite, les représentants de la Coordination Nationale des Collectifs Citoyens (CNCC), venus témoigner de ce qui se passe dans leur ville gérée par un maire du Rassemblement National.

Laure Cordelet, présidente du Rassemblement Citoyen de Beaucaire Terre d’Argence

Mireille Escarrat, secrétaire de Place Publique Cogolin

Gérard Setboune, vice président et Marie-Jo de Azevedo, présidente du Forum Républicain de Fréjus

Samuel Lejoyeux, représentant l’Union des Étudiants Juifs de France et coordonnateur de la Coordination Nationale des Collectifs Citoyens (CNCC)

Cyril Hennion, président de l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin à Béziers, organisateur avec EuropaNova de la conférence-débat “Un futur pour l’Union Européenne”

De gauche à droite:

Cyril Hennion, président de l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin à Béziers

Laure Cordelet, présidente du Rassemblement Citoyen de Beaucaire Terre d’Argence, en train de témoigner de ce qui se passe dans sa ville depuis l’élection de Julien Sanchez à la mairie de Beaucaire

Mireille Escarrat, secrétaire de Place Publique Cogolin

Gérard Setboune, vice président et Marie-Jo de Azevedo, présidente du Forum Républicain de Fréjus

Samuel Lejoyeux, représentant l’Union des Étudiants Juifs de France et coordonnateur de la Coordination Nationale des Collectifs Citoyens (CNCC)

De gauche à droite

Pierre Juston, juriste, doctorant en droit public dont l’intervention remarquable portait sur la laïcité en Europe

Alexis Lefranc, vice-président d’Euro-Cité, venu exprès de Londres pour participer aux différents débats

Clare Hart, chef d’entreprise, présidente de FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) Occitanie, vice-présidente du Refuge, qui a pour objet de prévenir l’isolement et le suicide des jeunes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres) de 18 à 25 ans, victimes d’homophobie ou de transphobie et en situation de rupture familiale

Schams El Ghoneimi, fondateur de Syrians Got Talent, groupe de musiciens syriens ayant fui leur pays et rejoint l’Europe en 2015-2016

Vincent Gouinaud, président talentueux de Terra-Nova Sciences Po

Bénédicte Laumond, docteure en Sciences Politiques, auteur d’un exposé brillant sur la politique de surveillance de l’exrême droite en Allemagne

De gauche à droite

Alexis Lefranc, vice-président d’Euro-Cité, venu exprès de Londres pour participer aux différents débats

Clare Hart, chef d’entreprise, présidente de FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) Occitanie, vice-présidente du Refuge, qui a pour objet de prévenir l’isolement et le suicide des jeunes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres) de 18 à 25 ans, victimes d’homophobie ou de transphobie et en situation de rupture familiale

Schams El Ghoneimi, fondateur de Syrians Got Talent, groupe de musiciens syriens ayant fui leur pays et rejoint l’Europe en 2015-2016

Vincent Gouinaud, président talentueux de Terra-Nova Sciences Po

Cyril Hennion, président de l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin à Béziers, organisateur avec EuropaNova de l’événement et modérateur

Interviewés par Lena Morozova-Friha, déléguée Générale d’Europa-Nova et jouant, elle aussi le rôle de “modérateur”

De gauche à droite

Lena Morozova-Friha, déléguée Générale d’Europa-Nova jouant le rôle de “modérateur” dans le débat “Démocratiser l’Europe, c’est possible!” avec

Alexis Lefranc, vice-président d’Euro-Cité, venu exprès de Londres pour participer aux différents débats

Clare Hart, chef d’entreprise, présidente de FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion) Occitanie, vice-présidente du Refuge, qui a pour objet de prévenir l’isolement et le suicide des jeunes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres) de 18 à 25 ans, victimes d’homophobie ou de transphobie et en situation de rupture familiale

Schams El Ghoneimi, fondateur de Syrians Got Talent, groupe de musiciens syriens ayant fui leur pays et rejoint l’Europe en 2015-2016

Vincent Gouinaud, président talentueux de Terra-Nova Sciences Po

Cyril Hennion, président de l’Union Citoyenne Humaniste Jean Moulin à Béziers, organisateur avec EuropaNova de l’événement et modérateur

Dominique Sopo, président de SOS Racisme conclut la journée par une intervention qui rappelle que ceux qui sont devenus les anti-européens les plus acharnés sont aussi généralement les grands perdants de la mondialisation.

Derniers Jours, Élections Européennes, #CetteFoisJeVote !

#CetteFoisJeVote !

Les Élections Européennes approchent.

Ces élections seront déterminantes pour l’action de l’Union Européenne au cours des 5 prochaines années. Elles auront entre le 23 et le 26 mai dans les 27 États membres de l’Union Européenne.

Le 26 Mai les Français, et les citoyens européens résidant en France, voteront pour élire leurs 79 députés au Parlement Européen.

– Si vous n’êtes pas encore inscrit vous avez jusqu’au 31 mars 2019 pour vous inscrire sur les listes électorales de votre commune de résidence. L’inscription est gratuite.

– Ce délai est repoussé au 16 mai 2019 si vous avez déménagé pour partir à la retraite ou changé d’activité professionnelle après le 31 mars, ou si vous avez acquis la nationalité française après le 31 mars.

– Vous êtes inscrit d’office dès que vous atteignez vos 18 ans (à condition d’avoir fait les démarches de recensement citoyen au moment de vos 16 ans) et pouvez voter dès le lendemain de votre date d’anniversaire.

– Vérifier que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales si vous votez pour la 1ère fois ou si vous avez déménagé récemment. Les listes électorales sont consultables dans votre mairie.

– les jeunes majeurs de moins de 26 ans peuvent être inscrits sur les listes électorales de la commune du domicile de leurs parents

– l’inscription peut se faire en ligne via Service-Public.fr (service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396) ou dans votre mairie, avec une pièce d’identité et un justificatif de domicile.

Place Publique à la fête de l’Europe du Forum Républicain de Fréjus

De gauche à droite: le député européen Thierry Cornillet, Francis José-Maria, les représentants du Forum Républicain Marie-Jo De Azevedo et Gérard Sebtoune.

Comme tous les ans à la même époque, une délégation de Place Publique a participé à la cinquième édition de la Fête de l’Europe organisée par le Forum Républicain de Fréjus. Sa Présidente, Marie-José de Azevedo, a utilement rappelé que cette manifestation festive a été créée par son association citoyenne dès 2014, aussitôt après l’élection de la municipalité Front National de David Rachline dont un des premiers actes a été de supprimer le drapeau européen du Fronton de la Mairie.

Les représentants des différents partis politiques et associations se sont succédé au micro pour rappeler avec force les vertus de la construction européenne, sans toutefois occulter les progrès qui restent à accomplir dans de nombreux domaines : harmonisation sociale, défense, politique migratoire…

Le député Européen Thierry Cornillet a rendu hommage  à cette Europe  du rapprochement entre les peuples et de la paix. Cartes à l’appui, il a montré combien la dimension européenne était incontournable  pour   exister et faire entendre notre voix face aux grandes puissances que sont la Chine, les Etats Unis, la Russie, l’Inde…

Après avoir félicité la présidente du Forum Républicain pour l’organisation de cette cinquième Fête de l’Europe, Francis José-Maria a tenu à lui exprimer  l’entière solidarité de Place publique en rappelant que le maire de Cogolin avait lui aussi fait disparaitre tous les drapeaux européens de la commune. Car si le combat pour l’Europe  se mène au niveau des instances européennes, il doit aussi être livré pied à pied sur le terrain et en particulier sur les terres où le Front National a gagné des municipalités.  Parce que le Front National, c’est la négation de cette page importante de notre histoire qui a permis une paix durable et inédite, c’est la négation du rapprochement entre les peuples, mais c’est aussi la tentation du repli à l’intérieur de nos frontières, une non solution  qui entrainerait un retour inévitable aux conflits et à la guerre. Il a également informé la public de la diffusion  prochaine du documentaire « Cogolin une ville à vendre » sur France 3 et sur la chaîne Public Sénat. Patiemment tourné depuis quatre ans, ce film est un témoignage objectif montrant  quel niveau de bassesse peut atteindre une commune quand elle est gérée par une municipalité Front National.

Le reportage filmé de cette Fête de l’Europe ainsi que l’interview du député Européen Thierry Cornillet seront prochainement mis en ligne sur notre site www.placepubliquecogolin.fr

UNE EUROPE ENGAGEE ENVERS LES REGIONS LES MOINS FAVORISEES PRESENTEE A LA DERNIERE RENCONTRE PUBLIQUE

A l’heure où l’Union Européenne (UE) traverse de fortes turbulences, liées aux crises économiques et migratoires, Jean-Claude Boidin a permis au nombreux public venu assister à sa récente conférence de découvrir une réalité mal connue de cette institution, celle de son action décisive dans le domaine de l’aide au développement. C’est ainsi que l’UE est de toutes les puissances mondiales le premier contributeur à l’aide au développement en y consacrant 13 à 14 milliards d’euros par an, ce qui représente entre 8 et 10 % de son budget global et 55% de l’aide publique au développement mondiale.

DES RAISONS ECONOMIQUES ET COMMERCIALES
Comme il l’a justement rappelé, cette ouverture vers le Sud est inscrite dans l’ADN de l’Europe dès sa création et elle est reprise dans les traités successifs qui la régissent. Le fondement principal de cette relation est économique, pour sécuriser les sources de matières premières et assurer les débouchés commerciaux de l’UE. Préférences commerciales, conventions d’ouverture aux exportations des pays en développement, accords d’association … sont les instruments qui lient aujourd’hui 79 pays partenaires d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) aux 28 membres de l’UE. Un système de préférences généralisées de réduction des droits de douanes est adopté dans les années 1970 en faveur de tous les Pays en Voie de Développement (PVD). Il est amélioré en 2001 aux profits des pays les plus pauvres avec l’initiative « Tout sauf les Armes ».
A partir de 2000, les règles du commerce mondial ne permettent plus d’accorder des préférences sélectives à certains PVD, ce qui a amené l’UE à conclure une série d’Accords de libre-échange avec les pays partenaires du monde entier avec trois principes clés : la préférence pour les accords régionaux, la prise en compte des différences de développement des PVD, la reconnaissance de son rôle dans le développement de l’économie mondiale.

UNE VOLONTE DE COOPERATION
A côté de la relation commerciale, l’UE s’est fixée un objectif plus structurel et ambitieux : celui d’accompagner les transformations économiques et sociales dans les pays partenaires, pour réduire les écarts de développement et lutter contre la pauvreté. Le Fonds Européen de développement (FED) qui est réservé aux pays ACP, est alimenté par des contributions des Etats Membres. Avec 30 milliards d’euros pour la dernière dotation, il reste le plus gros instrument de coopération externe de l’UE. Malgré tout, ni l’UE ni la majorité de ses états membres n’ont atteint les objectifs auxquels ils se sont engagés de consacrer 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. Ils peinent à atteindre les 0,4 à 0,5%.
Composée essentiellement de dons, l’aide de l’UE est programmée sur des périodes longues de 7 ans et obéit au principe d’appropriation par le pays partenaire qui détermine ses propres priorités. Partout où cela est possible, la société civile est invitée à jouer un rôle actif dans le dialogue et la mise en œuvre des politiques et réformes engagées par ces pays.
L’Afrique et les pays du voisinage sont les principaux bénéficiaires de l’aide européenne qui se concentre sur les pays les plus pauvres. Ces aides sont principalement dirigées vers l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé, l’eau, l’assainissement, la coopération entre PVD, les transports, l’environnement, les ressources naturelles, le climat…
A partir de 2000, l’UE a travaillé dans le cadre général des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD 1), et des progrès importants ont été réalisés. Depuis 2015, elle dispose d’un cadre plus ambitieux encore, celui des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD 2) défini à l’horizon 2030.

L’UE, ACTEUR HUMANITAIRE
Différente de la coopération au développement, cette activité est déclenchée en cas de conflits ou de catastrophes naturelles pour répondre directement aux besoins des populations. Avec un budget global de 1 milliard d’euros, elle finance des secours urgents et traite principalement avec des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et des organisations internationales reconnues. L’aide humanitaire ne peut pas vraiment agir sur les causes des conflits, mais une fois la phase d’urgence terminée, c’est à la coopération de prendre le relais pour la reconstruction/réinsertion/réintégration des communautés sinistrées ou déplacées. C’est aussi le rôle de la coopération de soutenir la prévention des crises partout où cela est possible.

LA DIMENSION POLITIQUE
Il s’agit ici pour l’Europe de promouvoir « ses valeurs » dans le monde et auprès de ses partenaires en développement. Dans les accords qu’elle conclut avec eux elle définit comme éléments essentiels les Droits de l’Homme, la Démocratie et l’Etat de Droit, et y associe des notions proches comme la bonne gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption.
Pour s’assurer que ces accords débouchent sur des résultats concrets, ils sont signés et ratifiés par les deux parties qui sont engagées. Un dialogue politique permet d’examiner les progrès et discuter les problèmes, une coopération financière et technique est mise en place dans le domaine de la gouvernance (appui aux élections, justice, prisons..), la Société Civile est mobilisée comme un acteur et un aiguillon à l’appui des réformes… L’exemple de l’organisation d’élections démocratiques au Congo montre que cela peut fonctionner. En cas de non-respect de ces accords, des procédures de consultation peuvent aboutir à des sanctions, comme cela a été le cas récemment au Burundi avec la suspension d’une aide globale de 430 millions d’euros sur 5 ans.

QUELS RESULTATS, QUELS DEFIS ?
Après 40 années de coopération structurée, des résultats positifs ont été obtenus en matière de coopération au développement. D’importants progrès ont été réalisés sur la plupart des Objectifs du Millénaire pour le Développement par la majorité des pays, sauf ceux en conflit. Disparition des grandes famines, progrès de l’éducation primaire, maitrise graduelle de la pandémie du SIDA, croissance rapide dans les grands pays émergents, augmentation des rendements rizicoles au Mali par exemple…
Dans le contexte d’un monde multipolaire, plus différencié et plus complexe, la problématique du développement traverse chaque société confrontée à des défis devenus mondiaux : multiplication et enracinement des conflits, accélération des migrations, défi démographique, rôle des puissances émergentes, défi climatique, accès aux ressources… Défis qui appellent des réponses globales. L’Europe a un rôle important à y jouer en tirant parti de sa cohésion et en tirant les ambitions vers le haut.

Secouée par la crise des réfugiés, affaiblie par les restrictions financières, divisée entre ses états sur les réponses à apporter, avec l’expression de tendances protectionnistes ou isolationnistes, sollicitée pour intervenir dans des domaines où ses compétences sont faibles (action militaire, lutte anti terroristes…) ou incomplètes (migration, asile, gestion des frontières), l’Europe et ses dirigeants feront-ils face à ces défis avec le même esprit ouvert et solidaire que l’UE a montré depuis ses débuts ? Pourront-ils maintenir un engagement fort envers les régions les moins favorisées ?
La réponse à ces questions n’est pas à Bruxelles, mais bien dans chaque pays et région de l’UE, car l’Europe est à l’image de ses Etats-membres et de ses citoyens. Sur l’immigration comme sur la coopération internationale, les choix que l’Europe fera demain refléteront nécessairement l’état de l’opinion, mais aussi la mobilisation de la société civile.

La présentation de Jean-Claude Boidin a été suivie d’un riche débat autour de très nombreuses questions sur les impacts environnementaux du développement, la prise en compte des us, coutumes et valeurs des différentes sociétés, la raréfaction de l’eau et la désertification, l’exploitation des richesses énergétiques ou minières par les grandes sociétés, l’indépendance réelle des PED face aux interventions extérieures, l’absence d’Europe sociale, les sanctions à l’égard des pays de l’UE qui ne respectent pas les droits de l’homme (exemple des réfugiés)…

Pour Marc Etienne Lansade, Cogolin n’est plus en Europe

Chacun peut aujourd’hui observer que le drapeau de l’Union Européenne a totalement disparu des entrées de la ville, de ses bâtiments publics et de ses monuments. Seules les écoles y ont échappé en apposant sur leurs façades un minuscule panneau presqu’invisible sur lequel figurent les drapeaux français et européen, en vertu d’une loi de 2013. Pour le reste, le maire Front National l’a décidé, Cogolin ne fait plus partie de l’Europe.
L’aveuglement idéologique de cette mesure n’est rien à côté de sa stupidité économique. En effet, si les nombreux européens qui habitent Cogolin, à l’année ou à la saison, décidaient de partir, si les touristes de tous les pays d’Europe ne venaient plus la visiter, les retombées financières en seraient désastreuses non seulement pour la commune mais aussi pour les entreprises locales.
Ce qui est vrai pour Cogolin l’est également pour un pays qui se replierait à l’intérieur de ses frontières nationales.
Et pourtant, à l’insu du maitre des lieux communaux, un drapeau européen résiste et flotte fièrement sur son domaine public, plus précisément au-dessus de la plage des Marines de Cogolin. Il s’agit du « Pavillon Bleu d’Europe » récompensant les communes qui mènent une politique en faveur d’un environnement de qualité, entre autre pour ses eaux de baignade. Pas de chance, c’est bien le seul endroit où ce drapeau ne devrait pas se trouver, car cela fait de très nombreuses années que la commune de Cogolin n’a pas obtenu ce label. Le maire va nous répondre que le port de plaisance des Marines a bien obtenu cette reconnaissance. Certes, mais c’est la gestion de sa partie privée qui a été récompensée pour ses actions dans les domaines de l’éducation (lesquelles ?), des déchets, du milieu et du site. C’est donc dans le port privé que devrait flotter le pavillon bleu, et non sur la plage publique.
Au lieu de rejeter l’Europe comme il le fait, Marc Etienne Lansade ferait mieux de s’inscrire dans ses recommandations environnementales pour que non seulement le pavillon bleu, mais aussi le drapeau européen, flottent à nouveau sur l’ensemble de la commune.

Images et Pdf complémentaires :
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