Juste une mise au point…


Ce lundi 03 Décembre, Var-Matin consacrait une double page sur les affaires immobilières qui fleurissent dans notre belle cité qu’est Cogolin.
Var-Matin a donné la parole à notre collectif de citoyen via une entrevue téléphonique.
L’article final (reproduit plus bas) a classé de manière simpliste notre association dans la catégorie des “contre” les projets immobiliers, ce qui ne correspond pas à notre véritable position. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé un droit de réponse que Var Matin a accepté de publier et que nous avons le plaisir de partager avec vous.

Article du Lundi 03 Décembre :03-12-2018

D’une place publique à l’autre

Il ne vous aura pas échappé que le nouveau mouvement créé par l’essayiste Raphaël Glucksmann porte le même et joli nom de “Place Publique” que celui du collectif citoyen que nous avions créé il y a quatre ans au lendemain de l’élection d’une municipalité Front National dans la commune de Cogolin (Var).

Comme il l’affirme, ce nom est public, il n’appartient à personne en particulier mais à toutes les personnes qui veulent investir sa place pour participer à la vie de la cité et de la “res publica”.
C’est donc avec un intérêt tout à fait favorable que nous accueillons la naissance de ce nouvel espace citoyen auquel nous sommes prêts à faire partager les fruits de notre modeste mais intéressante expérience.

Initié en 2014 par un groupe de citoyens d’une grande diversité, ayant les valeurs républicaines chevillées au corps, notre collectif s’était fixé deux objectifs principaux :
– celui d’exercer une vigilance de chaque instant sur les pratiques d’une municipalité d’extrême droite.
– celui d’animer un espace de rencontres, de réflexion et de dialogue entre les habitants.

En quatre années d’existence, notre collectif n’a eu de cesse de dénoncer, combattre et faire obstacle aux dérives non seulement idéologiques, mais également affairistes de la municipalité FN.

Par ses actions déterminées, il a réussi à faire reculer le maire sur de nombreux projets contraires à l’intérêt général. Il n’a pas hésité à engager des actions devant les tribunaux qui ont permis de faire annuler plusieurs décisions jugées illégales.
Certaines affaires en cours d’instruction, y compris devant la juridiction pénale, devraient aboutir dans les prochains mois.

Sur le volet animation, Place Publique Cogolin a organisé des rencontres régulières autour des questions du vivre ensemble, de l’environnement, du réchauffement climatique, de la diversité culturelle, de l’Europe, de l’immigration et bien d’autres encore…
Chacune de ces rencontres a été suivie par un nombreux public.

Si vous n’avez pas encore pris connaissance des activités menées par notre collectif, dont le nombre d’adhérents a triplé, nous vous invitons à visiter notre site à l’adresse www.placepubliquecogolin.fr

Cette expérience démontre que des citoyens motivés peuvent agir effectivement sur les choix qui concernent leur ville, mais aussi préserver/développer un espace de dialogue entre ses habitants dans le respect de leur diversité.
Non seulement la participation des citoyens aux choix qui les concernent est possible, mais elle est une voie d’avenir pour notre démocratie.
Nous comptons sur la vôtre et vous invitons à nous y rejoindre si vous ne l’avez pas encore fait en remplissant le bulletin d’adhésion ci-joint.

Bulletin d'adhésion 2018-2019

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MIGRANTS, CULTURES ET TERRITOIRES


Conférence de M. Gérard Rocchia et M. Xavier Crépin

Lundi 05 Novembre, à 18H00 à la Bastide Pisan, Cogolin

ENTRÉE LIBRE

En retenant le thème, « migrants, cultures et territoires » Place Publique poursuit l’exploration des différentes facettes qui font la richesse et la diversité de Cogolin et de sa région.

La migration est une composante ordinaire de la dynamique de la société. Qui n’a pas en effet dans sa famille ou parmi ses proches des personnes issues de l’immigration, dans sa génération ou dans celle de ses parents ?

Le long de notre côte méditerranéenne, pendant des siècles, les migrants ont afflué et risqué leur vie à la recherche de meilleures opportunités économiques et sociales. Cette dynamique a basculé dans les années 90 avec la généralisation de la mondialisation des échanges, vers la recherche par les nouveaux arrivants de droits humains plus favorables que dans leur pays d’origine.

L’arrivée de migrants, aujourd’hui comme hier, fait l’objet de peurs et de déclarations populistes. Quelle politique équilibrée, entre attractivité économique, accueil et contrôles faut-il développer pour, à la fois, répondre aux besoins de mise en valeur du territoire et assurer son équilibre culturel et social ?

Gérard Rocchia nous fait revivre quelques grands moments de l’histoire du peuplement du territoire provençale qui ont forgé l’identité locale de Cogolin et de sa région.

Xavier Crépin apporte ses analyses sur les villes ouvertes sur la mer qui, comme celles du Golfe de Saint-Tropez, participent de la dynamique maritime qui lie migrants et développement.

Gérard Rocchia n’est plus à présenter. Ce chimiste de formation a travaillé à l’ECAN de Saint-Tropez/Gassin comme chargé d’affaires pour assurer le suivi des projets. Historien amateur mais passionné, il a publié un épais roman historique « L’Histoire Oubliée » sur les mouvements ouvriers dans les Maures au XIXe siècle. Depuis, il donne des conférences dans la région, toujours suivies par un public conquis.

Architecte urbaniste, Xavier Crépin développe des activités de formation, de conseil et d’expertise dans les domaines urbains, de l’habitat, de l’aménagement du territoire. Spécialiste de la coopération dans les pays en développement, il a travaillé en étroite collaboration avec diverses ONG de solidarité internationale. Il est attaché à Cogolin à travers l’histoire du château de Trémouriés que ses arrière-grands-parents occupèrent jusqu’à la dernière guerre.

11.000 signatures contre la fermeture de la maternité, que fait la municipalité ?

Le 6 septembre, notre députée organisait une réunion d’information sur les risques de fermeture de la maternité de Gassin. Toutes les municipalités du Golfe avaient répondu à son invitation par la présence de leur maire ou d’un conseiller délégué, de même que la Communauté de Communes. Par contre, le maire de Cogolin n’y était pas, ni aucun de ses adjoints ni même le moindre représentant du Conseil Municipal de Cogolin.

La mobilisation se développe sur internet et sur les routes ; toutes les mairies ont dressé une banderole à l’entrée de leur commune pour sensibiliser les citoyens. Toutes les mairies sauf une, celle de Monsieur Lansade.

Place Publique était présente à la réunion de Madame la députée avec plusieurs des membres de son C. A. et nous soutenons le mouvement de sensibilisation en signant et en demandant à ses adhérents et sympathisants de signer la pétition en ligne pour le maintien de la maternité.

https://www.mesopinions.com/petition/sante/contre-fermeture-maternite-golfe-saint-tropez/29084

C’est officiel, Cogolin se fait pirater le 17 Septembre !

HISTOIRES ORDINAIRES ET EXTRAORDINAIRES
DES MARINS DU GOLFE DE SAINT-TROPEZ A TRAVERS LES SIÈCLES


Conférence de M. Laurent Pavlidis
Lundi 17 Septembre, à 18H00 à la Bastide Pisan, Cogolin
ENTREE LIBRE

Saint-Tropez n’a jamais été un charmant petit port de pêche même si cette activité y a été importante. Saint-Tropez fut avant tout un des plus importants ports de commerce de Provence et est aujourd’hui le port de plaisance le plus connu au monde. Au cours de cette présentation, Laurent Pavlidis propose de revenir sur 5 siècles d’histoire maritime de la cité provençale qui a vu naître des milliers de marins. Comme l’a si bien écrit Guy de Maupassant, ils ont vu, en rodant par les océans, les dessus et les dessous du monde, et l’envers de toutes les terres et de toutes les latitudes.

Historien – chercheur, docteur en histoire diplômé de l’Université d’Aix-Marseille, conservateur du musée d’histoire maritime de Saint-Tropez, Laurent Pavlidis travaille depuis plus de 20 ans sur l’histoire des marins de Saint-Tropez et depuis plus de 5 ans sur l’histoire des fortifications bastionnées dans le monde. Chercheur associé à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’homme ainsi que dans de nombreuses associations, il fait paraître régulièrement le résultat de ses recherches dans diverses publications scientifiques.

Place Publique fait sa rentrée

Au bout de 4 ans de vigilance citoyenne permanente, animée par la seule défense de l’intérêt général de la commune, notre association commence à récolter les fruits de son labeur : 4 succès judiciaires, trois décisions des services de l’État qui corroborent les affirmations de Place Publique et le travail mené pour y parvenir. Mais les sujets d’inquiétude restent nombreux, trop de règles de droit sont encore bafouées, trop de biens publics sont détournés au profit d’intérêts particuliers…
Ce diaporama vous donnera un aperçu des activités de Place Publique au cours de l’année écoulée
Rejoignez-nous: plus nous serons nombreux, plus nous serons forts! Pour cela, adhérez (si vous ne l’avez pas encore fait!), ré-adhérez (si vous avez oublié de le faire!) et faites adhérer autour de vous.
Au plaisir de vous retrouver à l’occasion des prochaines rencontres publiques organisées par Place Publique tout au long de l’année.

Assemblée Générale de Place Publique, le 29 juin 2018

Madame, Monsieur

Nous vous rappelons que l’Assemblée Générale de Place Publique aura lieu vendredi 29 juin 2018 à 18h à la Bastide Pisan de Cogolin.

Venez nombreux, adhérents et non adhérents, pour savoir ce qui se passe réellement à Cogolin. Nous allons avoir besoin de vous tous pour continuer à mener le combat engagé contre les projets du maire et lutter contre une politique qui méprise à la fois les personnes et les règles.

Pour les adhérents qui ne peuvent pas y participer, pensez à nous envoyer votre pouvoir, à l’adresse Place Publique, chez Francis José-Maria, 130 avenue de la Giscle, 83310 Cogolin ou par mail à placepubliquecogolin @gmail.com

L’assemblée se prolongera par un apéritif convivial.

Nous comptons sur votre participation et votre soutien.

Participation, procuration, candidature

COGOLIN DÉFIGURÉ (suite)


Après un centre-ville abîmé (voir billet précédent) pour satisfaire les acheteurs parisiens de l’ancienne maison de retraite, un nouveau chantier s’engage tout aussi dévastateur

Sous la couverture d’une réunion de quartier avec des riverains mécontents, la majorité a choisi deux solutions pour réduire les problèmes importants de stationnement et de circulation dans le quartier ” Plein Soleil”

PROPOSITION 1    Détruire 4800m2 d’espace de loisir sur 7200m2 pour créer un parking de 84 places. Sur les 2400m2 épargnés il resterait une piste d’athlétisme, une aire multi loisirs, un espace jeux pour les très jeunes enfants, des allées piétonnes (avec peut-être des bancs…). Ces installations à l’abandon depuis l’élection de l’équipe municipale actuelle ne pourraient qu’être améliorées !

PROPOSITION 2   Une copie en plus petit format de la proposition 1

Au lieu de transformer les 2/3 de l’aire de jeu en espace de stationnement on n’en détruit que 50%, pour le reste rien ne change….

C’est un choix démocratique recette du chef.

Le Maire entend les riverains mais ne retient pas la suggestion intéressante d’un président de conseil syndical qui permettrait d’ouvrir environ 60 places de stationnement en créant un sens unique sur les voies desservant le quartier.

Il promet une enquête auprès des riverains pour choisir entre les proposition 1 ou 2, (bonnet blanc ou blanc bonnet ?)

Une nouvelle fois cette consultation citoyenne ne servira à rien, le programme est déjà annoncé.

Il semblerait que la première proposition surdimensionne le parking mais ce parking sera-t-il destiné aux seuls riverains ??? On peut se poser la question sachant que la transformation de la salle de sports (COSEC)en plateau d’animations et salons divers n’est pas très loin…Certains habitants y voient la volonté incontournable d’une majorité municipale peu soucieuse de détruire leur cadre de vie.

Cela se ferait aussi au mépris des scolaires qui n’auront plus qu’une piste de 100m de long pour pratiquer le sport au milieu des gaz d’échappement qui nuiront aussi à la santé des enfants de la crèche jouxtant la voie d’accès au parc de stationnement.

Une nouvelle victoire pour Place Publique, une nouvelle défaite pour M. Lansade

Place Publique a le plaisir de vous adresser, en pièce jointe, l’article de Var-Matin du 5 mai 2018 annonçant une nouvelle victoire pour l’association et une nouvelle défaite pour Monsieur Lansade.

Il n’est pas inutile de faire un bref historique de ce dossier en rappelant les raisons qui ont conduit Place Publique à réagir et les moyens d’action qu’elle a été amenée à utiliser.

Dès 2015, quelques mois seulement après les élections municipales, Place Publique qui n’existait que depuis peu s’inquiétait déjà de ce qui se passait sur le terrain du Yotel. Cela a commencé au conseil municipal du 15 décembre 2014 qui a décidé d’attribuer sans mise en concurrence un bail d’exploitation des installations du Yotel à une société Marina Paradise (SEMP) qui n’était pas encore créée.  Un mois après on apprenait sur le site de la commune la sous-location de ce bail à la société Homair sans que le conseil municipal en ait été informé. Place Publique avait aussitôt écrit au maire avec copie au préfet pour s’en inquiéter.  La Chambre Régionale des Comptes dénoncera un peu plus tard l’opacité de cette opération financièrement avantageuse pour SEMP au détriment de la commune.

Et pour qu’elle rapporte encore plus à son bénéficiaire SEMP, le maire n’a pas hésité à engager au plus vite la modification simplifiée n° 4 du Plan Local d’Urbanisme (PLU) destinée à autoriser l’installation d’habitations légères de loisirs pourtant interdites en raison du risque d’inondation. Malgré une plainte et les interventions de Place Publique, malgré une lettre d’observations du Préfet que le maire avait « oublié » de présenter à son conseil municipal, le maire a fait approuver cette modification en juillet 2016.

Place Publique a aussitôt déposé un recours devant le tribunal administratif de Toulon en avançant les principaux motifs suivants : non seulement la procédure simplifiée utilisée n’était pas adaptée, elle était incompatible avec les règlements du Plan de Prévention du Risque d’Inondation (PPRI) et du PLU, mais en plus, le conseil municipal n’avait pas reçu toutes les informations nécessaires à l’approbation de cette modification du PLU.

3 ans se sont écoulées avant que l’affaire ne soit jugée et c’est avec fierté et soulagement que Place Publique a appris qu’à la suite de son recours, le Tribunal Administratif de Toulon vient d’annuler la modification simplifiée n° 4 du PLU voulue par le Maire de Cogolin et approuvée par deux délibérations consécutives de juin et juillet 2015, elles aussi annulées. Le jugement a été rendu le 20 avril 2018.

Un revers pour Monsieur Lansade mais le combat n’est pas terminé puisque depuis 2015, une nouvelle modification simplifiée a été votée en Conseil Municipal (modification n°9) et quatre permis de construire ont été accordés à la COGEDIM. Place Publique a d’ailleurs déposé des recours contre cette nouvelle modification simplifiée et contre les 4 permis.

On ne lâche rien !

vm2018-05-05