LE RENARD, LE COQ ET LES GAZELLES, Fable de Jean de la Fontvieille

A peine installé dans son palais communal
Maitre renard voulut régner sans partage
Sur la basse-cour de son royaume animal.
Pourtant, un coq au magnifique plumage
Y chantait chaque jour avec grande fierté
Sa gloire d’en être le sujet préféré.
Il paradait sur les armes de la cité,
Un musée en son honneur était consacré,
Une balade cycliste portant son nom
Réunissait chaque année nombre d’amoureux
De la nature, venus de tous horizons.
Cela rendait le renard royal ombrageux.
Il ne pouvait faire disparaitre pourtant
Celui qu’une légende avait fait symbole
Historique de la ville et ses habitants.
Avec sa ruse et sans aucun protocole,
Il décida de couper les ailes de l’oiseau
Afin de lui interdire ses balades.
Dans le même temps, deux gazelles au fin museau
Avaient en projet de grandes escapades.
Faisant leur promenade dans les parages,
Elles séduisirent vite l’animal roux.
Ainsi donna-t-il pour ordre sans ambages
Que l’on octroie aux antilopes les sous
Dont on avait privé le coq et ses amis.
Grace à cette allocation très généreuse,
Nos deux gazelles en voyage sont parties
Très loin gambader dans les dunes sableuses.
Pendant ce temps notre pauvre coq déplumé
Reçut de maitre renard l’ordre de marcher
Au pas de l’oie, tout comme un soldat de l’armée,
Incapable de se percher sur les clochers.

Morale
Mieux vaut pour voler deux « l » de gazelles
Qu’un gallinacé amputé de ses ailes

Images et Pdf complémentaires :
– 02-var-matin-du-23-juin-2016-pdf.20160831.pdf
– 03-ra-ponse-de-loisir-nature-a-vm-pdf.20160831.pdf
– 04-fable-du-renard-du-coq-et-des-gazelles-pdf.20160831.pdf

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