Alerte « gens d’un groupe identitaire » à Cogolin !

Même si cela n’est pas officiellement annoncé, le nouveau responsable de la communication de Cogolin vient d’être choisi par le maire. Il a fait son apparition au tout dernier conseil municipal caméra au poing. Il s’appelle Julien Langella, il a 25 ans, et fait partie du mouvement extrémiste « Génération Identitaire » dont l’un des slogans favoris est « 732, souviens-toi de Charles Martel » (qui a stoppé les Sarrazins à Poitiers). Autant dire que la communication de notre ville s’apprête à faire un grand bond de 1 300 ans… en arrière.

Après un maire inconnu venu de Neuilly, un premier adjoint révoqué de la police municipale cannoise, un directeur de cabinet parisien, un conseiller en urbanisme issu du clan Balkany, une société de communication du QG de Marine Le Pen, voici un chargé de communication fiché à la DCRI pour activisme d’extrême droite et hooliganisme… Ce n’est pas vraiment la « reprovençalisation » annoncée qui est en marche, mais bien la machine de guerre de Marine Le Pen qui tisse sa toile à Cogolin, loin des intérêts de ses habitants. Le véritable intérêt des Cogolinois serait de se réveiller tant qu’il en est encore temps !

Notes de Lecture :
– Article des Inrocks : http://goo.gl/VNUJHs
– Article de Europe1 : http://goo.gl/7mR0VP

Commune touristique et faux pas de danse

Lors du dernier conseil municipal, le maire a fait adopter, à l’unanimité, une délibération destinée à demander le renouvellement du classement de Cogolin en commune touristique. Dans son dossier de candidature, il a présenté l’ensemble des activités proposées pendant la période estivale dont “un gala de danse avec présentation de tous styles de danses”. Cet affichage est en contradiction avec l’interdiction faite au professeur des danses orientales de présenter son spectacle à la fête du coq.

Et, si nous allons au bout du bout, pour «reprovençaliser» (sic) il faudrait aussi supprimer : le jazz, la salsa, la country, le rock, et bien sur le hip hop. Que resterait-il ? La danse de la souche toute seule? Là nous serions en accord avec notre néo provençal de maire!

Quant au marché, pour le «reprovençaliser», il faudrait aussi bannir les marchands de pizza, de poissons de l’Atlantique, de viande du Limousin, de charcuterie corse et j’en passe…Il nous resterait l’huile d’olive et encore, si elle ne vient pas d’Espagne ou de Grèce!

“Valé miés estre couioun que mairo, couioun va sias toujour, maire poudèn vous leva!”

Marc-Etienne Lansade n’aime pas l’eau

A peine élu représentant de sa commune au Syndicat des Eaux de la Corniche des Maures, le maire de Cogolin a brillé par son absence à l’une des premières réunions du Comité Syndical au cours de laquelle était présenté le rapport d’activités de cet établissement pour l’année 2013. Dommage, cela lui aurait permis de prendre connaissance des données techniques et financières, des investissements réalisés et projetés, de l’évolution du prix de l’eau, de la qualité du service rendu aux usagers… Il aurait pu aussi prendre la mesure des nécessaires solidarités locales, entre les communes, et régionales, celle des Alpes, pour permettre aux habitants et touristes du golfe de disposer d’eau.

On comprend mieux pourquoi il a été incapable de donner la moindre information sur le service de l’eau lors de la présentation de son rapport annuel au dernier conseil municipal. Il s’est défaussé sur son premier adjoint qui, lui non plus, n’a pu avancer la plus petite indication technique ou financière, et pour cause, il était lui aussi absent de la réunion du comité syndical. C’était d’ailleurs une première dans la longue histoire du syndicat des eaux : aucun délégué de la commune de Cogolin n’était présent ce jour-là !

Un des jeunes loups de Marine Le Pen filme le conseil municipal de Cogolin

La dernière séance du conseil municipal du 29 septembre 2014 s’est déroulée sous les objectifs de deux caméras qui n’ont semblé étonner ni les conseillers, ni le public présents. Le maire n’a donné aucune information préalable sur ce tournage et les élus de l’opposition n’ont pas posé la moindre question.

Certes, filmer un conseil municipal est tout à fait légal. Mais il aurait été intéressant de demander au maire à qui ou à quoi était destiné ce tournage ? D’où venait l’équipe qui le réalisait ? Quel était le coût de cette prestation ? Faisait-elle l’objet d’un marché public ? D’un appel d’offres ?…

Pourtant, avec un peu de curiosité, il était possible de trouver quelques éléments de réponses sur le parking extérieur à la salle du conseil où stationnait le véhicule d’une société de communication parisienne dénommée « STREAM ON FIRE ». Et en y regardant d’encore plus près, on aurait découvert que c’était son directeur en personne, Christophe Boucher, qui était aux manettes des caméras.

Bien sûr, son nom et celui de sa société ne vous disent rien. Pour en savoir un peu plus, nous vous conseillons de lire l’enquête menée par le journal Marianne sur le lien : http://www.marianne.net/Dans-le-QG-secret-de-Marine-Le-Pen_a239850.html

On y apprend que Christophe Boucher fait partie du « QG secret de Marine Le Pen » qui s’est installé au 27 de la rue des Vignes, dans le XVIième arrondissement de Paris pour préparer les élections présidentielles de 2017. Cette garde rapprochée est composée d’autres chefs d’entreprises :

– Minh Tran Long : ancien légionnaire, ancien militant d’un groupuscule néonazi dissous, il dirige la société d’événementiel « La Patrouille de l’événement » créée le 25 avril 2014 et qui vient d’installer une succursale à Fréjus.

– Axel Loustau dirige une SCI créée en juillet 2013 dont le siège se trouve à la même adresse que le QG de Marine. Il gère aussi une société de sécurité, « Vendôme Sécurité », qui a travaillé à de nombreuses reprises pour le FN. Ancien membre du GUD (groupe d’étudiants d’extrême droite) il est aussi le trésorier de « Jeanne », le micro parti créé par Marine Le Pen qui fait l’objet d’une information judiciaire pour « fraude en bande organisée » et « faux et usage de faux ».

– Fréderic Chatillon est à la tête de l’agence de communication RIWAL, principal prestataire du Front National et de « Jeanne ». Une des filiales de son agence apporte ses conseils au régime Syrien de Bachar al-Assad. Ex leader du GUD, Chatillon semble être aux commandes de cette « pépinière mariniste où se mêlent amitiés, stratégies politiques et business juteux ».

L’installation de Minh Tran Long à Fréjus et l’apparition de Chritophe Boucher à Cogolin montrent clairement que Marine le Pen veut faire du Var un avant-poste de sa bataille présidentielle, avec « la tête haute et les mains propres », bien sûr !

Images et Pdf complémentaires :
– Streamonfire.pdf

Interdiction des danses orientales par la municipalité FN de Cogolin Place Publique dénonce une atteinte à la liberté d’expression

En ce premier week-end de septembre 2014, la fête du coq animait la place centrale de Cogolin. Comme à l’accoutumé, les associations locales y animaient des stands pour faire la promotion de leurs activités et enregistrer de nouvelles adhésions. Mais c’était la première fois qu’elle se déroulait sous l’égide de la municipalité FN.

Bien qu’elle n’y fût pas conviée par la municipalité, Place Publique a tenu à participer à cette grande manifestation de la vie associative et à cette occasion j’y ai rencontré une femme visiblement bouleversée. Elle m’informa que la municipalité venait d’interdire au club de danses, dont elle est une des responsables, de présenter une démonstration de danses orientales comme elle le faisait les années précédentes à côté de nombreuses autres danses proposées : classique, jazz, salsa, hip-hop…

Ses propos m’ont  été ensuite confirmés par une autre responsable de l’association. La demande de ne pas présenter les danses orientales au public a été faite par l’adjoint à la culture, Aimé Garnier, aux motifs que cela n’était pas dans les orientations de sa municipalité et que cela ne plaisait pas à beaucoup de Cogolinois (sic).

Place Publique s’élève avec la plus grande indignation contre ces faits qui constituent une atteinte grave à la liberté des associations et une ingérence inadmissible dans le choix de leurs activités. Elle dénonce la tentation coutumière de l’extrême droite à vouloir dicter de manière autoritaire sa conception de la culture.

Notes de Lecture :
– Article sur l’express : http://goo.gl/zmwi79
– Article sur le Nouvel Obs : http://goo.gl/NoZKbn

Hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel

Le collectif de citoyens PLACE PUBLIQUE tient à rendre hommage à la mémoire d’Hervé Gourdel.
Il s’associe à la peine de sa famille, de  ses proches et de ses amis.

Il condamne avec la plus grande fermeté la bestialité et la lâcheté de ses assassins fanatiques qui n’ont rien à voir avec l’Islam ni la religion dont le sens étymologique est de « relier ». Il appelle tous les Cogolinois, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs ou non croyants… à condamner avec la même fermeté l’assassinat d’Hervé Gourdel et les exactions inhumaines perpétrées par des terroristes assoiffés de sang.

Réunis par le ciment de la laïcité, nous devons refuser les amalgames grossiers, garder raison et rechercher sans relâche les conditions du bien vivre ensemble.

L’urbaniste du clan Balkany à Cogolin

On l’a appris par le dernier bulletin municipal, Jean-Marc Smadja sera le conseiller spécial du maire de Cogolin pour les « grands projets d’urbanisme ». Celui-ci a tenu à préciser que JM Smadja n’a aucun lien avec son homonyme actuellement en prison. Encore heureux!

Mais pas vraiment rassurés, car une lecture attentive nous apprend  que celui qu’il fait venir à Cogolin appartient depuis de longues années à la garde rapprochée du clan Balkany. Cousin d’Isabelle Balkany, actuellement mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale, il a été directeur général de la Société d’Economie Mixte de la Ville de Levallois dont le maire n’est autre que Patrick Balkany, anciennement condamné dans l’affaire des HLM de Seine Saint-Denis.

Au-delà de l’inquiétude, le parachutage de JM Smadja à Cogolin suscite de nombreuses interrogations : quel est son statut au sein des services ? Quels grands projets immobiliers nécessiteraient de faire appel à un expert immobilier ? Est-ce au profit du développement de la commune ou bien à celui de certains responsables ou particuliers ?

En voyant la manière dont le maire a géré l’affaire de l’hôtel du Golfe, nous pouvons nous faire du souci : au lieu de saisir les services de l’État en vue de prendre les mesures incombant à la responsabilité de tout maire (arrêté de péril, fermeture pour insalubrité…), il déclare avoir contacté un marchand de biens ! Voudrait-il mettre Cogolin en coupe réglée au plan foncier et immobilier ?

C’est dire si nous devrons être vigilants sur les futurs  projets d’urbanisme  de Cogolin, celui du Yotel en particulier !

Des activités périscolaires sans contenu et payantes

On l’a appris par la presse (Var Matin du 28 août 2014), Cogolin est la seule commune du Golfe où les familles devront payer pour faire participer leurs enfants aux activités périscolaires (de 13,50€ à 70,50 € par mois selon le site municipal). Le comble, c’est que Cogolin est aussi la ville où aucun contenu ni projet pédagogique cohérent n’est proposé aux élèves. Cette manière de faire payer du vide s’apparente à une véritable escroquerie, surtout quand on sait que l’État apporte une participation de 50 € par enfant.

Pas étonnant que peu de familles aient inscrits leurs enfants en cette rentrée scolaire ! En dehors de l’étude, qui existait et était déjà payante,  les informations délivrées par la mairie sur son site sont confuses et semblent limiter les activités périscolaires à de la garderie.

A aucun moment elle n’a organisé la moindre concertation entre les différents acteurs de la communauté éducative – enseignants, parents, associations sportives et culturelles – pour élaborer avec eux des projets éducatifs destinés à favoriser l’épanouissement de l’enfant.

Après les clés USB vides en lieu et place de dictionnaires, voici des activités périscolaires vides de tout contenu, confirmant que l’éducation de nos enfants n’est pas la priorité de l’actuelle municipalité.

70ième anniversaire du débarquement en Provence, Mais où est donc passée l’armée d’Afrique ?

Dans son discours officiel du 15 août (1), pas une seule fois le maire de Cogolin n’a prononcé le nom de “l’armée d’Afrique”. Il a effacé de son hommage une large partie de ces combattants, venus de tous les pays de ce continent, dans une grande diversité de couleurs et de croyances, dont beaucoup ont offert leurs vies pour libérer la France du joug du nazisme.

Il a donné le même coup de gomme sur l’histoire dans l’article du bulletin municipal relatant les cérémonies du 15 août. Même en cherchant bien, vous ne trouverez jamais le nom de l’armée d’Afrique dans les 4 pages consacrées à l’événement.

Quand on connait le rôle décisif joué par l’armée d’Afrique dans le succès du débarquement et dans la suite des opérations de libération de la France, on ne peut que s’indigner de ce manque de respect pour la mémoire. Cette tentative de révision de l’histoire par omission a du mal à cacher les véritables intentions du maire Front National de Cogolin.

Notes de Lecture :
– (1) Le discours du maire et son analyse par Place publique sont accessibles sur notre site internet : http://www.placepubliquecogolin.fr

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-08-15-discours_du_maire.pdf
– 2014-09-16-armee_afrique_oubliee.pdf

Plus de dictionnaires pour les élèves de CM2 : Le Front national cogolinois n’aime pas le Français

L’adjointe FN aux écoles, madame Fiandino, vient de l’annoncer aux enseignants : la municipalité n’offrira plus de dictionnaires aux élèves de CM2 qui rentrent en sixième. Par souci d’économie parait-il ? Alors que dans le même temps on s’augmente les indemnités d’adjoint, on recrute à tour de bras de nouveaux policiers municipaux à qui on réévalue les primes, on envisage d’installer 40 nouvelles caméras de vidéo-surveillance sans en connaitre l’efficacité réelle !

En compensation, l’adjointe a annoncé que les élèves concernés bénéficieraient  d’un  accès gratuit à la médiathèque. Une enseignante lui a fait remarquer que cet accès était déjà gratuit jusqu’à l’âge de 17 ans. Quelque peu décontenancée, madame Fiandino s’est ravisée en proposant de leur offrir des clés USB… vides ! Vide comme le sens de ce cadeau, surtout pour les familles qui ne disposent pas d’ordinateur. Alors qu’un dictionnaire que l’on a dans sa maison, que l’on peut aller consulter chaque fois que cela est nécessaire pour y trouver une information beaucoup mieux sécurisée que celles que l’on rencontre parfois sur internet, est le compagnon incontournable de l’éducation des enfants, mais aussi des parents tout au long de la vie.

A propos de dictionnaire, il faudrait en offrir un au premier adjoint monsieur Masson. Cela lui serait beaucoup plus utile qu’une clé USB vide pour corriger ses fautes d’expression dans le tout nouveau bulletin municipal “Le Cogolinois Rapetissé”. Il y écrit notamment qu’il a su résister à la tentation “d’intenter à sa vie” suite aux affirmations mensongères et diffamantes de certains journaux à son endroit. Qu’attend-il pour “attenter un procès” aux dits journaux, comme il l’avait solennellement annoncé lors du premier conseil municipal. Un dictionnaire lui aurait également permis d’apprendre que le mot “amours” se décline au féminin quand il est pluriel. Il est vrai que ce n’est pas le mot le plus utilisé par son parti qui lui préfère celui de “haine”.

Notes de Lecture :
– Le petit Impertinent de Septembre 2014 contient la réponse du maire