4000 ans d’histoire dans les Maures

Conférence de M André Falconnet
Mardi 15 Mai, à 18H00 à la Bastide Pisan, Cogolin
ENTREE LIBRE

L’association archéologique Aristide Fabre a été créée il y a 20 ans à Ste Maxime, où se trouve son siège et depuis rayonne dans le massif des Maures et le Centre Var. Elle compte 160 membres.

Elle a conduit plusieurs fouilles, en particulier: vivier romain des Sardinaux, à Ste Maxime, oppidum du Meinier de l’ Age du Fer à Ste Maxime , site romain de la Castellane à Grimaud, dé- gagement et valorisation de la villa romaine de Pardigon à la Croix Valmer et a participé aux fouilles de Cavalaire, village de pêcheurs romain, de Forum Voconii, agglomération romaine au Cannet des Maures et sa nécropole le long de la voie Aurélienne, restauration de la cave romaine des Toulons à Rians, la 2ème plus grande installation viticole du monde romain, etc et la restauration actuelle de la chapelle de Pardigon sur la commune de Cavalaire. Elle organise tous les mois conférences dans le golfe, visites archéologiques, prospections, et 2 à 3 expositions par an dans les différentes communes. Elle a participé aux Arcs à la création d’un circuit culturel, en colline, en réhabilitant un four à poix, en dégagent un dolmen, un site de 9 menhirs et un site romain, submergés de broussailles, etc

C’est fort de cette expérience, que la conférence se propose de parcourir cette période pour illustrer la vie des hommes qui ont progressivement habité, cultivé ce massif et même avant, pendant la période glaciaire il y a 30 000 ans : les hommes préhistoriques d’alors allaient à pied aux îles du Levant, en parcourant la steppe. Puis la vie des hommes de l’Age du Fer au sommet de nos collines, dans leurs oppida, des Celto ligures commerçant avec Marseille la grecque, avant l’arrivée des Romains qui bouleversent le mode de vie, introduisent la vigne et l’olivier, créent des routes terrestres et maritimes, des villas Enfin au Moyen Age l’influence des grandes abbayes sur des terres ravagées par les invasions, les pillages et les destructions. Toute cette histoire est inscrite dans nos terres, nos forêts, qui protègent ces vies passées comme une mère le fait en recouvrant son enfant pour le protéger

HISTOIRE DU VAR REPUBLICAIN : Retour sur la conférence passionnante de Jean-Marie Guillon

C’est dans une salle de la bastide Pisan comble que l’historien Jean-Marie Guillon a fait un voyage détaillé et passionnant sur l’histoire républicaine du Var. A travers une quarantaine de photographies illustrant les nombreux témoignages de la tradition républicaine Varoise, Il a parcouru avec brio la période de cette histoire écrite entre 1851, date de l’insurrection contre le coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte, et le combat de la Résistance, si bien représentée par le Cogolinois Alix Macario, contre les occupants fascistes et nazis. Une histoire que nos prédécesseurs ont léguée à la postérité pour que nous nous en servions comme référence, comme point d’appui. Car au-delà du nécessaire « devoir de mémoire », c’est à un véritable « travail de mémoire » qu’il nous a conviés, non par nostalgie mais pour tirer les enseignements de ces événements, pour ne pas en reproduire les errements passés, mais pour aborder le présent et l’avenir avec le même engagement républicain que les générations successives de varois, attachées aux valeurs de Lumières, soucieuses de justice sociale, résolument hostiles à toute forme de pouvoir personnel, profondément laïque. Une tradition qu’il a résumée par la belle image de la « République au village ».

Cette soirée passée à feuilleter ensemble le livre de notre histoire commune fut salutaire en une période où certains s’emploient à en arracher des pages, à semer le confusion sur les mots et les valeurs. Le président de Place Publique a utilement rappelé que le maire de Cogolin a effacé les combattants africains de la mémoire du débarquement en Provence, qu’il a essayé de donner le nom de Maurice Barrès, grand pourfendeur des provençaux, à un parking de la ville, qu’il a débaptisé la salle d’honneur de la mairie du nom du peintre local Héliodore Pisan pour l’affubler du prénom de la nièce de Marion Maréchal Le Pen, Olympe…

Pour voir ou revoir la conférence, vous pouvez aller sur le lien http://youtu.be/PdHV4a21k-Y ou bien visionner le diaporama en pièce jointe

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SIGNEZ LA PÉTITION CONTRE LA FERMETURE DE LA DEMEURE-MUSEE SELLIER

Ne laissez pas le maire livrer votre patrimoine historique et culturel à des intérêts privés!

Signez et faites signer la pétition en ligne http://www.change.org/p/marc-etienne-lansade-non-a-la-fermeture-de-la-demeure-musee-sellier

Vous pouvez également imprimer la version papier de la pétition qui se trouve en pièce jointe pour la signer et la faire signer avant de la retourner à l’adresse de :

Place Publique, chez Francis José-Maria
83310 COGOLIN.

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CENTRE DE LOISIRS DE COGOLIN : DE LA CENSURE DES DIFFERENCES AU REPLI IDENTITAIRE

Chacun se souvient de l’épisode qui s’était déroulé au printemps 2015 au cours duquel le Maire avait censuré un projet d’animation sur le thème des “différences” illustré par des zèbres et accompagné de cette belle déclaration: “Pour construire des amitiés solides, il ne suffit pas d’apprécier nos ressemblances, il faut aussi célébrer nos différences”. Cela nous avait inspiré la “fable du renard, du zèbre et du cochon” que vous pouvez retrouver en pièce jointe.

Moins d’un an après, le zèbre a bien été chassé de la ville, et le renard a repris le contrôle des animations du centre de loisirs en proposant aux enfants de découvrir les particularismes régionaux, notamment ceux de la Provence. Soyons clairs, nous aimons la Provence, son terroir, ses produits, sa cuisine, sa langue, ses traditions et son folklore… mais c’est une Provence ouverte aux autres, à l’Europe et au Monde, comme elle l’a toujours été, que nous préférons. Ce que nous dénonçons, c’est la récupération, l’instrumentalisation de ces thèmes régionaux, au service d’une idéologie du repli sur soi et du rejet de “l’autre différent”.

A la lecture de ce nouveau programme d’animations du centre de loisirs, annexé en pièce jointe, l’historien Christian Alexandre Faure, nous a adressé le billet qui suit sous le titre:

LE CONDITIONNEL DE L’HISTOIRE

À Léo

Je ne suis qu’un historien du Temps Présent et ne peux rien dire qui ne puisse être dit « d’Histoire » car on pourrait me reprocher de parler de choses qui ne me regardent pas.

Comme si je vous disais qu’une municipalité qui a censuré il y a un an, un projet d’animation d’un centre de loisirs sur le thème de la différence pourrait être suspectée de xénophobie.

Comme si je vous disais que cette même municipalité, en proposant aujourd’hui de: « Faire voyager les enfants à travers nos régions » et de remettre à l’honneur « La découverte des métiers des régions… », pourrait laisser supposer qu’elle inscrit sa légitimité historique, dans le mythe et l’imaginaire d’une France de souche dont l’authenticité serait la règle.

Comme si je vous disais qu’en proposant de renouer avec « la pratique de différents sports et loisirs des régions… », de redécouvrir « la confection des mets locaux… », d’initier des « olympiades traditionnelles… », cette même municipalité révélerait l’essence d’un régime qui, à travers sa jeunesse, envisage la France de Demain, la Vraie France, comme la Restauration d’une Terre qui ne mentirait pas et qui par nature, se revendiquerait du Passé et des Traditions.

Comme si je vous disais que cette même municipalité en usant des mots Traditions, Métiers, Provinces, pourrait évoquer une devise qui formerait les piliers du « futur Français».

Comme si je vous disais que prôner un retour aux « danses traditionnelles et fêtes en passant par la confection de costumes et accessoires… », que « créer un hymne… en intégrant du provençal » pourrait laisser penser que cette même municipalité proposerait de rompre avec un répertoire cosmopolite pour retourner à la « vraie » sève lyrique de la France, expression de son sol et de son peuple.

Comme si je vous disais, qu’à une époque où les éducateurs s’efforcent de faire découvrir aux jeunes générations la diversité du monde, de leur apprendre à côtoyer, sans discrimination, toutes les origines, et de leur faire tolérer les différences politiques, sociales et religieuses, se profilerait un relent d’exclusion tapi derrière les mots.

Comme si je vous disais que derrière de telles valeurs, ce serait le communautarisme le plus primaire qui serait suggéré.

Comme si je vous disais que derrière de telles propositions, ce serait, de façon insidieuse, vouloir imposer la conscience d’une communauté ethnique et par la même l’exclusion de ceux qui n’en font pas partie.

Comme si je vous disais qu’à travers un tel programme, ce serait une tentative d’éducation d’un public jeune, le plus malléable et le plus réceptif qui serait proposée.

Comme si je vous disais qu’avec un tel programme, prétendre apprendre « LE VIVRE ENSEMBLE » serait tout simplement une manipulation des mots et des idées, un repli sur soi-même, et un culte de l’entre soi, bref un horizon fermé à la découverte de l’autre.

Comme si je vous disais que ce programme de loisir qui s’accompagne parallèlement de l’interdit d’un spectacle de danses orientales, pourrait ouvrir la voie, par glissement successifs du jeu à l’idéologie, des loisirs à la politique, à un programme d’un parti dont nous tairons le nom pour ne pas lui faire de publicité.

Mais… je ne fais que reprendre les termes d’un programme éducatif proposé dans une commune du Var en 2016 pour les enfants de ladite commune pour occuper leur temps de loisir et leur permettre de conserver « de beaux souvenirs de vacances », car comme il l’est précisé dans la partie de ce programme touchant les plus jeunes : de trois à cinq ans, il ne s’agit que de « stimuler » leur imaginaire.

Je ne vous dis donc rien qui ne puisse être dit « d’Histoire » moi qui ne suis qu’un historien.

Christian-Alexandre Faure , le 19 mars 2016
Docteur en histoire, auteur de « Le Projet culturel de Vichy, Folklore et révolution nationale », Coédition Presses Universitaires de Lyon (P.U.L.) & Éditions du CNRS, 1989, 336 p.

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LE PROJET CULTUREL DE VICHY Retour sur la conférence passionnante d’Alexandre Faure

Connaitre son histoire, c’est en tourner toutes les pages, des plus glorieuses aux plus dramatiques, sans n’en arracher aucune.

Cet objectif a été largement atteint lors de la récente conférence sur le projet culturel de Vichy. Le public, qui avait une nouvelle fois rempli la salle de la Bastide Pisan, a manifesté son grand intérêt en posant de très nombreuses questions et en participant à de riches échanges avec le conférencier du soir, Alexandre Faure.

Concepteur du Centre de l’Histoire de la Résistance et de la déportation de Lyon en 1986, il a rappelé qu’à cette époque la France de Vichy restait un sujet tabou. Les travaux pionniers sur le sujet ne venaient pas de chercheurs français, mais d’américains comme Robert Paxton (Seuil 1973). Le film Le Chagrin et la Pitié réalisé par Marcel Ophüls en 1969 fut censuré par l’ORTF et ne fut diffusé qu’en 1981.

Le grand mérite d’Alexandre Faure est d’avoir été l’un des premiers chercheurs français à faire un véritable travail d’historien sur une période volontairement laissée dans l’ombre. Il a étudié les événements et les documents de l’époque avec la précision d’un horloger et la rigueur d’un scientifique. Ainsi a-t-il réussi à mettre en lumière le véritable projet idéologique d’un pouvoir soucieux de faire oublier la défaite de 1940 en propageant le mythe d’un retour à « la terre qui elle ne ment pas ». Ce qui au départ pouvait apparaître comme une recherche scientifique a glissé progressivement vers l’élaboration d’une doctrine dont la finalité était l’installation d’une culture nouvelle bannissant l’étranger. Il s’agissait de forger les esprits, de les manipuler dans l’idée que seul le folklore pouvait « assainir » la France.

Une impressionnante machine de propagande s’est mise au service de cette idéologie, à travers de nombreux organismes de recherche et d’action. Parmi eux, le Musée National des Arts et des Traditions Populaires a été très actif dans les champs de la musique, de l’architecture rurale, de l’artisanat, de l’imagerie. Cette propagande folklorique s’est appuyée sur l’enseignement, l’encadrement de la jeunesse, la presse, la radio et le cinéma.

La zone sud est découpée en six régions. Des commissions de propagande placées sous la tutelle des préfets, des corporations, des mouvements de jeunesse, des félibres adhèrent aux idéaux de la «révolution nationale ». Ils deviennent les relais actifs de cette entreprise de remise en valeur de la province, du paysan, du folklore, de l’artisanat, des arts et traditions populaires… Avec l’objectif non avoué de tourner le dos à tout ce qui se réfère à l’ouvrier du Front Populaire.

Mais derrière les apparences d’un mouvement de «provincialisation», c’est un véritable processus de centralisation du pouvoir qui est mis en œuvre, cherchant à contrôler l’information, la culture, la jeunesse, les idées…

Bien sûr, Vichy était dans la continuité d’une politique culturelle plus ancienne et le folklore n’est pas né de Vichy. Mais Vichy lui a donné une vitalité, une réalité, une légitimité et une autorité jusqu’ici jamais égalée.

La grande force du propos d’Alexandre Faure a été de montrer que tout le discours de Vichy relevait d’un imaginaire politique, conçu et instrumentalisé pour asseoir un pouvoir. Ce qu’il appelle des « mythologies politiques ». En effet, qu’il s’agisse du folklore, des costumes, de l’architecture, tout le discours de Vichy a été artificiellement construit par des intellectuels autour du mythe d’une France rurale traditionnelle idéalisée.

Il s’agit d’un véritable projet culturel qui contenait en lui les idées de repli sur soi, de rejet de l’étranger et particulièrement du juif « nomade » assimilé à l’ennemi de la terre. Et c’est ainsi qu’une mythologie identitaire, qui a séduit de nombreux esprits, y compris scientifiques, a légitimé une idéologie raciste qui a fait basculer le régime de Vichy dans la participation active aux déportations et à l’entreprise d’extermination des juifs conduite par Hitler.

En conclusion de son exposé, Alexandre Faure a clairement montré que le projet culturel de Vichy, en s’adressant prioritairement à la jeunesse de l’époque, a continué à influencer la période d’après-guerre et continue à marquer les esprits encore aujourd’hui. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les paroles et les actes du maire de Cogolin quand il déclare qu’il est le défenseur de « l’identité provençale chrétienne », quand il interdit des danses orientales ou organise une nouvelle fête agreste de la « Véraison ».

NOTA: Cette conférence s’est déroulée dans le cadre de l’exposition sur la “Propagande de Vichy” réunissant les affiches, journaux et documents d’époque aimablement prêtés par Walter Adella Pietra que nous remercions. Vous trouverez en pièce jointe le diaporama qui a accompagné cette exposition

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EXPOSITION – CONFERENCE SUR LA PERIODE DE VICHY Interview de l’historien Alexandre Faure

A la veille de la conférence qu’il animera vendredi 6 novembre 2015 à la Bastide de Cogolin, Alexandre Faure a expliqué les principales raisons qui l’ont conduit à répondre favorablement à l’invitation qui lui a été faite par Place Publique de venir parler de l’histoire de la période de Vichy, plus particulièrement de son projet culturel. L’interview qu’il a donnée à Var Matin a le mérite de la clarté : « le discours identitaire puise ses sources dans le terreau des discours pétainistes ». Pour lui, « l’histoire ne se résume pas à des faits que l’on étudie en tant que tels. Elle n’est intéressante que dans la mesure elle nous permet de mieux comprendre le présent ».
Nous vous invitons à venir en débattre avec lui et à visiter l’exposition sur la propagande de Vichy qui se tiendra le vendredi 6 novembre de 14H30 à 17H30 et le samedi 7 novembre de 9H30 à 17H30 à la Bastide Pisan de Cogolin. Les entrées à la conférence et à l’exposition sont libres.

EXPOSITION-CONFERENCE SUR LA PERIODE DE VICHY Les 6 et 7 novembre 2015 à la Bastide Pisan de Cogolin

EXPOSITION SUR LA PROPAGANDE DE VICHY
Ouverte vendredi 6 novembre de 14H30 à 17H30 et samedi 7 novembre de 9H30 à 17H30
Présentation des ouvrages, affiches, journaux, livres et documents de la propagande diffusée par le gouvernement de Vichy.
Walter ADELLA-PIETRA est employé au collège de Cogolin. Passionné d’histoire, il collectionne avec passion les documents historiques qu’il a bien voulu prêter à Place Publique et qu’il commentera aux visiteurs de l’exposition.

CONFERENCE SUR LE PROJET CULTUREL DE VICHY
Vendredi 6 novembre à 18H00
Folklore et Révolution nationale entretiennent un rapport étroit pendant le gouvernement de Vichy. Le folklore touche l’instruction, la jeunesse, la propagande…, légitimé en cela par la science ethnologique. En zone sud, il trouve un écho chez les félibres qui vont ancrer l’idée d’un amalgame Pétain-Mistral. À « Métier, Famille, Région de Maurras » on peut mettre en parallèle « Travaille, Famille, Patrie », « ou « La Terre, elle, ne ment pas » du Maréchal Pétain. L’intérêt du régime pour les arts et traditions populaires, étroitement imbriqué à celui du régionalisme, en appelle au système de représentation de tout un peuple, incite la société à rechercher son identité culturelle dans un espace clos et hostile au citadin, à l’ouvrier, et au juif. Il révèle à travers ses apologies renouvelées du terroir, le racisme de l’ordre nouveau.
Christian-Alexandre Faure
Docteur en Histoire, spécialiste d’histoire culturelle et des idéologies totalitaires, s’est intéressé tout particulièrement à l’idéologie pétainiste de l’Etat Français. Ses travaux sur le projet culturel du régime de Vichy soulignent la rencontre entre une idéologie réactionnaire et l’essor d’une science, l’ethnologie de la France.
Alexandre Faure a participé à la création du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon. En 1991, il prend le chemin des écoliers et crée avec Heliane Bernard la revue d’initiation à l’art Dada. On doit à leur collaboration de nombreux ouvrages comme C’est quoi la mémoire ? ou C’est quoi la liberté ?
Pour répondre aux terribles journées de janvier 2015 et suite à la mobilisation citoyenne du 11 de ce même mois, il vient de créer l’association Le Crayon avec pour projet de défendre la liberté d’expression à travers la promotion du dessin de presse : http://www.lecrayon.net
Auteur de : Le projet culturel de Vichy : folklore et révolution nationale 1940-1944, Préface de Pascal Ory, Coédition C.N.R.S. – Presses Universitaires de Lyon, 1989, 336 p

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BEAUCOUP DE MONDE ET DE DIGNITE AUX CEREMONIES DU 19 MARS A COGOLIN

Alors que le maire de Cogolin et les élus de sa majorité ont totalement boycotté les cérémonies de commémoration du « cessez le feu » en Algérie, nombreux ont été les Cogolinois qui se sont retrouvés autour de la stèle de Marcel Mansui pour rendre hommage à cet enfant du pays et à l’ensemble des combattants, militaires ou civils, morts pour la France. A côté des représentants des autorités civiles et militaires, des associations patriotiques et des élus de la minorité municipale, une importante délégation du collectif de citoyens Place Publique était présente en réponse à l’appel lancé plusieurs jours auparavant et dont le texte est joint au présent billet.

Les cérémonies se sont déroulées dans la plus grande dignité : Après la lecture du message du Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants par monsieur Dal Soglio, monsieur Martel, secrétaire de la FNACA de Cogolin, a lu le texte de l’appel au « cessez le feu » du 19 mars 1962. Des gerbes ont été ensuite déposées sur la stèle de Marcel Mansui et sur sa tombe dans le cimetière voisin.

Non content de ne pas participer à l’hommage rendu à un soldat cogolinois et avec lui à l’ensemble des soldats français, le maire a poussé la mesquinerie jusqu’à refuser de payer l’apéritif que toutes les municipalités précédentes offraient traditionnellement à l’organisation locale de la FNACA. Dommage pour lui, car les discours prononcés à cette occasion lui auraient appris que la guerre d’Algérie, et avec elle l’époque coloniale, étaient bel et bien terminées. Et qu’au lieu de remettre à l’honneur des officiers putchistes, comme l’a fait son ami le maire de Béziers, il était préférable de chercher à écrire de nouvelles pages d’une histoire pacifiée avec l’Algérie et les autres pays du rivage sud de la Méditerranée.

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70ième anniversaire du débarquement en Provence, Mais où est donc passée l’armée d’Afrique ?

Dans son discours officiel du 15 août (1), pas une seule fois le maire de Cogolin n’a prononcé le nom de “l’armée d’Afrique”. Il a effacé de son hommage une large partie de ces combattants, venus de tous les pays de ce continent, dans une grande diversité de couleurs et de croyances, dont beaucoup ont offert leurs vies pour libérer la France du joug du nazisme.

Il a donné le même coup de gomme sur l’histoire dans l’article du bulletin municipal relatant les cérémonies du 15 août. Même en cherchant bien, vous ne trouverez jamais le nom de l’armée d’Afrique dans les 4 pages consacrées à l’événement.

Quand on connait le rôle décisif joué par l’armée d’Afrique dans le succès du débarquement et dans la suite des opérations de libération de la France, on ne peut que s’indigner de ce manque de respect pour la mémoire. Cette tentative de révision de l’histoire par omission a du mal à cacher les véritables intentions du maire Front National de Cogolin.

Notes de Lecture :
– (1) Le discours du maire et son analyse par Place publique sont accessibles sur notre site internet : http://www.placepubliquecogolin.fr

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– 2014-08-15-discours_du_maire.pdf
– 2014-09-16-armee_afrique_oubliee.pdf