Interdiction des danses orientales par la municipalité FN de Cogolin Place Publique dénonce une atteinte à la liberté d’expression

En ce premier week-end de septembre 2014, la fête du coq animait la place centrale de Cogolin. Comme à l’accoutumé, les associations locales y animaient des stands pour faire la promotion de leurs activités et enregistrer de nouvelles adhésions. Mais c’était la première fois qu’elle se déroulait sous l’égide de la municipalité FN.

Bien qu’elle n’y fût pas conviée par la municipalité, Place Publique a tenu à participer à cette grande manifestation de la vie associative et à cette occasion j’y ai rencontré une femme visiblement bouleversée. Elle m’informa que la municipalité venait d’interdire au club de danses, dont elle est une des responsables, de présenter une démonstration de danses orientales comme elle le faisait les années précédentes à côté de nombreuses autres danses proposées : classique, jazz, salsa, hip-hop…

Ses propos m’ont  été ensuite confirmés par une autre responsable de l’association. La demande de ne pas présenter les danses orientales au public a été faite par l’adjoint à la culture, Aimé Garnier, aux motifs que cela n’était pas dans les orientations de sa municipalité et que cela ne plaisait pas à beaucoup de Cogolinois (sic).

Place Publique s’élève avec la plus grande indignation contre ces faits qui constituent une atteinte grave à la liberté des associations et une ingérence inadmissible dans le choix de leurs activités. Elle dénonce la tentation coutumière de l’extrême droite à vouloir dicter de manière autoritaire sa conception de la culture.

Notes de Lecture :
– Article sur l’express : http://goo.gl/zmwi79
– Article sur le Nouvel Obs : http://goo.gl/NoZKbn

Comité de Vigilance Fréjus et Cogolin

A Cogolin, au coeur du Golfe de Saint-tropez, loin des médias, le Front national s’embarrasse de moins de précaution dans sa gestion municipale.
La cité était connue pour avoir vu grandir Emmanuelle Béart. Aujourd’hui, la décision de baptiser l’un de ses parkings du nom de Maurice Barrès – l’écrivain antidreyfusard, grand idéologue de l’extrême droite française – fait les gros titres des journaux.

Parachuté en mars dernier, Marc-Etienne Lansade, entrepreneur parisien d’un quarantaine d’années, a réussi à s’emparer des clés de la ville en réalisant une violente campagne anti-islam.
Après avoir multiplié les effets d’annonce (embellissement des ronds-points et d’un local à poubelles, nouveaux panneaux de signalisation, inscription de la devise “Liberté, Egalité, Fraternité”, effacée par le temps, sur le fronton de la mairie,…), celui qui taillait le bout de gras avec Jean-Marie Le Pen lors de la sortie du patriarche frontiste sur Ebola, solution parfaite pour résoudre le problème de l’immigration, met en place une politique qui ne déplairait pas à ce dernier.
Mode opération : “La Reprovençalisation.”

“Ce terme est un paravent pour dire que les commerçants qui vendent des produits orientaux ou d’origine maghrébine ont été poussés dehors, estime Francis José-Maria, cofondateur de Place publique, collectif de citoyens constitué à la suite de la victoire du Front national.
C’est une hérésie car lorsqu’on rabougrit les marchés, le commerce diminue. Ce repli sur soi, c’est comme dire aux Phéniciens : ‘repartez chez vous’.”

Dans un communiqué envoyé aux Cogolinois pour ses cents premiers jours de mandat, Marc-Etienne Lansade se félicitait de la “destruction de l’extension illégale de la mosquée”. Cette “grande opération urbanistique” est en réalité plus modeste qu’il ne le suggère. “J’avais obtenu de l’ancien maire l’autorisation de construire une marquise d’une cinquantaine de centimètre au-dessus de la porte d’entrée de la mosquée pour nous protéger de la pluie, explique l’imam Ali Atik. Monsieur Lansade m’a demandé de la détruire par courrier dès qu’il a été élu.”

Comme tout bon maire frontiste, Marc-Etienne Lansade mise tout sur la sécurité : recrutement de deux nouveaux policiers municipaux et renforcement de la vidéosurveillance sur le port de plaisance de la ville.
Mais c’est l’un de ses propres élus qui a eu des problèmes disciplinaires.
Fin juillet, Eric Masson, son premier adjoint délégué aux finances, a été révoqué de la police cannoise pour avoir multiplié les dérapages. En février dernier, il s’était distingué en débarquant en furie dans les bureaux de la direction des ressources humaines de Cannes.
Traumatisée, une femme enceinte avait été transportée en état de choc au centre hospitalier. Suspendu de la fonction publique territoriale par le conseil de discipline de la municipalité cannoise à cause de son comportement, Masson s’est vu refuser la demande de mutation qu’il espérait. Il avait pourtant trouvé un point de chute idéal dans la ville voisine où un maire FN lui avait donné son accord. Son nom ? Fréjus.

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-08-13-Les_inrock.pdf

la pétition contre le parking Maurice Barrès

Pour être présentables et élus aux élections municipales, les représentants du front National nous avaient juré leurs grands dieux qu’ils n’étaient plus d’extrême droite. “Chassez le naturel, il revient au grand galop”. C’est ainsi que sur instruction nationale, le maire de Cogolin a décidé de donner au parking du square Mansui le nom de Maurice Barrès, un des principaux idéologues de l’extrême droite et l’un des farouches accusateurs du capitaine Dreyfus.

Cette décision qui pourrait apparaître anodine, est grave. Elle est surtout inacceptable au regard de notre histoire locale et nationale. Elle constitue une véritable insulte à notre mémoire collective.

La première insulte est celle faite à la mémoire de Marcel Mansui, jeune cogolinois qui fut l’un des tous premiers soldats du contingent à mourir pour la France en Algérie. Même si la tentation a dû être grande, le maire FN n’a pas osé aller jusqu’à l’effacer de notre mémoire communale. Par contre, il n’a eu aucun scrupule à réduire l’espace consacré au jeune soldat cogolinois pour s’approprier la partie dédiée à un parking et l’affubler du nom d’un nationaliste d’extrême droite n’ayant aucun lien avec l’histoire de notre cité.

La deuxième insulte est celle qui est faite à la mémoire de notre histoire nationale. Cette grande Histoire qui fait l’honneur de la France, celle qui a su repousser le racisme et la stigmatisation en réhabilitant le capitaine Dreyfus. Et aujourd’hui c’est l’homme antisémite qui a combattu le capitaine Dreyfus que notre représentant local du FN voudrait mettre à l’honneur sur un espace public cogolinois !

Cette manière de réécrire l’histoire est inacceptable et nous appelons tous les républicains soucieux du respect de notre mémoire à signer la pétition pour s’opposer avec fermeté à l’appellation du parking du square Mansui du nom d’un idéologue de l’extrême droite, par la seule volonté des instances dirigeantes du Front National.

Notes de Lecture :
– Article sur la dénomination : http://goo.gl/zU2EVz
– Article de VarMatin : http://goo.gl/R8psYt
– Le maire recule : http://goo.gl/3pNEMv
– La pétition en ligne : http://goo.gl/A1VTia

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-07-16-Square-Mansui.pdf
– 2014-07-22-Petition-contre-Maurice-Barres.pdf
– 2014-07-30-Square_Mansui.pdf

On parle de nous

Tout est dans le nom : «Place Publique». Avec cette association, le cogolinois Francis José-Maria, candidat aux dernières élections municipales, souhaite ouvrir le débat. A tous. Et sur tous les fronts.
«L’essentiel c’est qu’il se passe quelque chose.» Cette association va concrètement prendre le relais de celle créée au moment de la dernière campagne électorale et qui s’appelait alors «Tous pour Cogolin».
«On souhaitait lui donner une capacité d’agir, d’engager des démarches sérieuses», d’où le changement de statut.
Avec des motivations claires et simples : «Après les élections, des citoyens sont venus nous dire : «On ne peut pas rester sans rien faire»».
Comme une suite logique du travail engagé pendant la campagne au cours de laquelle son équipe avait rassemblé des habitants, incité les Cogolinois à participer à la vie publique.

ACTEUR PLUTÔT QUE SPECTATEUR

Après un temps de réflexion, il en a conclu qu’il ne pouvait «pas être spectateur après ce qu’il s’était passé.» Un défi autant collectif que personnel : «A partir du moment où l’on s’est engagé, il faut continuer… Et malgré mon grand âge, qui aurait pu m’inciter à faire autre chose, une vie de grand-père tranquille, par exemple, c’est en pensant à eux [ses petits-enfants, Ndlr] que j’ai décidé de continuer. Qu’est-ce-que sera leur futur ?»
Il y a, en filigrane, la volonté de ne pas abandonner le terrain au Front national. «C’est un parti pas comme les autres. Il ne s’agit pas de remettre en case le vote démocratique» indique-t-il. Au cours de la campagne, il a ressenti «ce sentiment de frustration de la population vis-à-vis des dirigeants politiques.»
Dans la cité de Cogolin, son collectif «sera vigilant» sur les actions municipales. Pas question cependant, déclare-t-il, «de diaboliser le Front national». Sans pour autant «banaliser sa nature”.

UN COLLECTIF, FORCE DE PROPOSITIONS

Avec les 80 membres qui ont déjà adhéré à «Place Publique», les prises de position de l’association, donc, «ne seront pas qu’un contrepoint aux actions de la municipalité». Celle-ci entend être «une force de propositions» sur les dossiers de fond qui ne manqueront pas.
En revanche, «ce qui manque aujourd’hui dans la vie publique et politique, pointe-il, c’est la prise de parole des citoyens.»
Aussi rêve-t-il de «créer des lieux et l’accès au débat. Il faut d’autres formes de participation à la vie publique et d’écoute» : car c’est «ce sentiment profond qui les décideurs politiques n’écoutent plus les gens” qu’il a ressenti au cours de la campagne municipale.
Il n’exonère pas cependant le citoyen lambda : «Tout le monde a sa part de responsabilité. C’est notre faute collective si tout ne va pas bien.»

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-07-04-Article_Var-Matin.pdf

Assemblée Générale du 21 Juin 2014

ORDRE DU JOUR:

Modification du nom et des statuts de l’Association «Tous Pour Cogolin».

L’association «Tous pour Cogolin», qui a accompagné et soutenu l’équipe de Francis José-Maria pendant la campagne électorale municipale, va transformer son nom et ses statuts pour devenir une association d’animation et de vigilance citoyenne dont les grands objectifs sont:

– de créer un pole d’animation dans les différents domaines de la vie de la cité: culture, sport, loisir, jeunesse, économie, communication…
– de favoriser la rencontre et le dialogue entre tous les cogolinois en organisant des débats et conférences sur de nombreux thèmes d’intérêt communal, intercommunal et plus largement sociétal.

– d’exercer un contrôle permanent de l’action de la nouvelle municipalité FN, afin de veiller à ce
que les décisions qu’elle va pr endre ne portent pas atteinte aux principes républicains auxquels nous sommes attachés, ne mettent pas à mal l’intérêt des cogolinois et les finances communales. Il s’agira d’analyser ces décisions, de les expertiser et d’exprimer notre position sur les différents
dossiers communaux, en nous appuyant sur les différentes commissions thématiques que nous allons réorganiser et renforcer.

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-06-21_PV_de_l_AG.pdf

Place Publique se ré-organise

Madame, Monsieur,

J’ai le plaisir de vous informer que l’association Tous pour Cogolin, qui a accompagné et soutenu notre équipe pendant la campagne électorale municipale, va transformer ses statuts et son nom pour devenir une association d’animation et de vigilance citoyenne dont les grands objectifs sont :

– de créer un pole d’animation dans les différents domaines de la vie et de la cité : culture, sport, loisir, jeunesse, économie, communication…
– de favoriser la rencontre et le dialogue entre tous les cogolinois en organisant des débats et conférences sur de nombreux thèmes d’intérêt communal, intercommunal et plus largement sociétal.
-d’exercer un contrôle permanent de l’action de la nouvelle municipalité FN, afin de veiller à ce que les décisions quelle va prendre ne portent pas atteinte aux principes républicains auxquels nous sommes attachés, ne mettent pas à mal l’intérêt des cogolinois et les finances communales. il s’agira d’analyser ces décisions, de les expertiser et d’exprimer notre position sur les différents dossiers communaux, en nous appuyant sur les différentes commissions thématiques que nous allons réorganiser et renforcer.

Je vous invite vivement à rejoindre ce collectif de citoyens en participant à sa prochaine réunion qui se tiendra le samedi 21 juin 2014 à 16H30 à la Bastide Pisan de Cogolin.

A cette occasion nous installerons son conseil d’administration.
Nous mettrons en place son organisation et ses différentes commissions thématiques auxquelles vous pourrez participer si vous le souhaitez.

Vous pouvez également y inviter toutes vos connaissances susceptibles d’être intéressées pour participer à cette entreprise citoyenne dans un esprit de dialogue, de respect et d’ouverture, sans parti pris, mais avec un attachement commun aux valeurs républicaines et humanistes.

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-06-01-Petit-Impertinent.pdf
– 2014-06-19-Annonce_Journal_UOSC.png