Nous sommes obligés de tenir cette conférence en plein air en raison de la décision du maire de faire payer la mise à disposition des salles municipales aux associations qui ne lui plaisent pas, dont Place Publique fait bien sûr parti, tout en la maintenant gratuite pour d’autres dans le plus grand arbitraire. Cela au prix de contorsions et de torsions du cou de la légalité, puisque il en est à trois délibérations, toutes contestées auprès du Tribunal Administratif par Place Publique pour discrimination à l’encontre de certaines associations.
La première de septembre 2016 avait décidé de manière brutale et sans la moindre concertation d’accorder la gratuité aux seules associations sportives ou culturelles de Cogolin. En octobre 2016, il répare l’oubli de quelques mécontents en rajoutant aux deux premières catégories les associations caritatives ou patriotiques.
Parallèlement aux requêtes engagées auprès du Tribunal Administratif, Place Publique refuse de payer les salles en raison d’une vocation culturelle affirmée par ses statuts. Cela crée des difficultés d’application qui obligent le maire à prendre en mars 2017 une troisième délibération réservant la gratuité « aux seules associations cogolinoises à vocation strictement patriotique ou caritative ». Sans comprendre pourquoi uniquement celles-là, on se dit que cela crée un peu moins d’iniquité en discriminant un plus grand nombre d’associations. Mais c’était se tromper sur les véritables intentions du maire qui dans le dernier magazine municipal précise que cette délibération ne concerne que les utilisations occasionnelles et non conventionnées en énumérant une liste de 36 associations auxquelles se rajoutent les associations sportives qui continuent de bénéficier d’un accès gratuit aux salles. Mais toujours pas Place Publique. Le seul problème, c’est que cette clause n’est pas applicable puisque elle n’est pas inscrite dans la délibération du 30 mars. Il justifie sa décision en affirmant que la participation demandée ne sert qu’à couvrir les frais occasionnés par l’utilisation des salles municipales. Mais alors pourquoi les associations qui les utilisent le plus souvent, et génèrent donc le plus de frais, ne payent pas, alors que celles qui les utilisent occasionnellement devraient payer? Cela constitue une atteinte grave au principe d’égalité devant l’impôt et les charges publiques.
Enfin, pour ceux qui douteraient encore de l’arbitraire du Maire, nous savons qu’il répond à certaines associations qui font des demandes de salles occasionnelles que pour elles cela sera gratuit, par le fait du prince.
Oui, c’est bien à la liberté de certaines associations que le maire s’attaque, et plus particulièrement à celle de Place Publique pour la faire taire.
Loin de « clore ce débat stérile », comme il le déclare dans la revue municipale, nous attendons avec impatience sa quatrième délibération pour la déférer à son tour au Tribunal Administratif.
Quant au lieu où nous nous trouvons, il est finalement tout à fait adapté à la circonstance puisqu’il nous offre une vue panoramique sur les espaces visés par l’appétit immobilier du tandem Lansade-Smadja. Il est également à deux pas de la demeure Sellier, désespérément fermée depuis 9 mois.


Pause pendant le tournage du film « L’eau Partagée » à Markoye (Burkina Faso-2001)
Nous avons souhaité organiser cette conférence de presse à un moment décisif du mandat du maire Front National de Cogolin. En effet, après trois années de gestion autoritaire et opaque par le cabinet restreint de Levallois Perret composé de MM. Lansade et Smadja, leur bilan est désespérément vide : en dehors du recrutement massif de policiers, de la création de deux nouveaux postes de police et d’une débauche d’animations et de communication, aucune réalisation, aucun équipement nouveau n’a vu le jour. Oh pardon, j’allais oublier le remplacement de la fontaine dangereuse sur la place des boules ! Hormis quelques affaires entre amis, dont certaines parties en fumée, la plupart des projets annoncés à grand bruit ont capoté, certains sont en panne ou en grande difficulté.
D’autres articles viendront bientôt détailler chacun des thèmes de cette conférence
Kaboul, Afghanistan, 31 Mai, 150 morts, 400 blessés, 3 Juin, 7 morts, 119 blessés, Téhéran, Iran, 7 Juin, 12 morts, 40 blessés. Et toujours des massacres en Irak et Syrie. Les victimes innocentes de l’État Islamique sont bien plus nombreuses au Moyen-Orient que dans les pays occidentaux. Nous compatissons avec les victimes de Manchester, Londres, Paris et Nice ; c’est notre devoir d’humains. C’est au nom de ce même devoir que nous compatissons aussi avec ces victimes lointaines, quelles que soient leurs nationalités et leurs religions. A l’heure où des dirigeants, ici ou ailleurs, pointent du doigt la communauté musulmane dans un grand n’importe quoi d’amalgame raciste, souvenons-nous aussi des centaines et milliers de victimes musulmanes, qui, plus loin de nos frontières et trop loin de nos cœurs, périssent aussi sous les coups d’une poignée de déséquilibrés fanatisés qui se drapent dans de faux arguments religieux pour semer la mort partout dans le monde.
Place Publique exprime son entière solidarité avec les londoniens et sa sincère compassion aux familles et aux proches des victimes. Elle réaffirme sa détermination à ne pas céder à la peur que veulent propager de lâches assassins dépourvus de toute humanité.
LE MAGAZINE MUNICIPAL PASSE AU SCANNER DE « DESINTOX » DE PLACE PUBLIQUE
Une nouvelle fois la folie meurtrière propagée pas les fanatiques de Daesh a armé un esprit faible qui a fauché la vie de jeunes britanniques innocents.