Bourse au mérite Une délibération sans fondement créant une rupture d’égalité entre les élèves

Faisant suite à son billet méprisant, je réponds au maire de Cogolin que ce n’est pas le principe de la bourse au mérite que Place Publique a dénoncé au Préfet du Var, mais les termes de sa délibération sans fondement juridique et créant une rupture d’égalité entre les élèves de sa commune.

Cette délibération est fondée sur une décision du gouvernement de supprimer la bourse au mérite. Or, cette suppression a été suspendue par le Conseil d’Etat en Octobre 2014, ce qui rend cette délibération caduque.

Il motive sa délibération en précisant qu’il a été sollicité par une jeune fille ayant obtenu son baccalauréat avec mention très bien et félicitations du jury. Mais il n’a pris aucune mesure d’ordre général concernant les élèves reçus au baccalauréat, puisque aucun recensement d’éventuels autres lauréats dans la même situation que la bénéficiaire n’a été effectué. Ce faisant, il établit une rupture d’égalité entre les élèves de sa commune. La meilleure preuve (voir le document annexé) est constituée par son refus d’accorder cette bourse à une autre bachelière ayant obtenu son baccalauréat avec mention très bien et une moyenne de 19,57/20, nettement supérieure à celle de l’élève qui s’est vu attribuer la bourse (18,36/20). Cela s’appelle une aide financière sur critères « in tuitu personae ».

Effectivement, monsieur le maire, nous n’avons pas la même conception du mérite et de l’égalité, valeurs auxquelles je suis profondément attaché. La vôtre relève clairement de choix arbitraires qui, s’ils persistent, vont tirer Cogolin vers le bas et la médiocrité.
Francis JOSE-MARIA

P.S. En application de l’article 3 de la loi du 29 juillet 1881, Place Publique a demandé au maire de Cogolin, par lettre recommandée avec accusé de réception, de publier son droit de réponse dans le prochain numéro du bulletin municipal.

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Le maire de Cogolin pirate le plan Vigipirate

Voulant se faire passer pour celui qui en fait toujours plus en matière de sécurité, Marc-Etienne Lansade a pris un arrêté pour l’application du plan Vigipirate renforcé dès le lendemain du drame qui a endeuillé la nation entière.

Mais à la lecture de son texte, joint en annexe, on reste pantois devant la désinvolture avec laquelle il a été rédigé. Il ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes en énonçant des règles de droit commun déjà applicables et en laissant croire qu’il pourra exercer des pouvoirs qu’il n’a pas.

Une nouvelle fois, le grotesque l’emporte au ridicule qui, en la circonstance, ne tue pas. On en rirait presque si cela ne révélait pas une nouvelle fois les intentions d’un maire qui surfe sur les peurs pour justifier ses surenchères sécuritaires. Il nous avait déjà fait le coup lors de la dernière campagne électorale en organisant des fouilles illégales à l’entrée de ses réunions publiques.

Plus récemment il a placé l’effectif de plus en plus nombreux de la police municipale sous l’autorité d’un fonctionnaire révoqué de la police cannoise en raison de ses « déviances comportementales » (sic !). Les véritables dangers pour la sécurité à Cogolin, ce sont bien le maire et son parti le Front National.

Place Publique dénonce avec force cette supercherie en adressant au maire et à l’ensemble de la population cogolinoise la lettre ouverte jointe en annexe.

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Marc Etienne Lansade, le Croisé pyromane

Il était inutile de chercher le maire de Cogolin dans les rassemblements et les marches organisées dans le golfe pour rendre hommage aux journalistes, policiers et personnes tombés sous les balles de fanatiques.
Pour justifier son absence, il a écrit sur sa page Facebook qu’il ne participerait pas aux défilés des pompiers incendiaires. Les quatre millions et plus de français qui ont défilé dans la dignité seraient donc des incendiaires.
Et c’est avec sa lance de Croisé sans doute qu’il espère éteindre le feu !

L’hommage rendu aux victimes du fanatisme par des citoyens debout, unis et déterminés à défendre leurs libertés

Le parvis de la mairie de Cogolin était trop petit pour accueillir la foule des habitants de Cogolin et de communes voisines venus rendre hommage aux journalistes, aux policiers et aux personnes tombés sous les balles de fanatiques. Enfants, parents, grands parents, de toutes sensibilités et de toutes confessions, ont exprimé leur indignation face à l’inacceptable barbarie. Ils se sont aussi donné la main pour manifester leur unité et leur détermination à défendre sans peur ce qu’ils ont de plus cher, la liberté, qui est visée à travers ces crimes odieux.

Après un temps de silence à la mémoire des victimes, Samya Arabi a lu un message empreint d’humanité, un appel à l’amour du prochain qui a ponctué la cérémonie. (le texte du message est en pièce jointe).

Lord Byron écrivait : « jusqu’à ce que la douleur le lui enseigne, l’homme ne sait pas quel trésor est l’eau ». Il en va de même pour la liberté. Les événements tragiques qui viennent de se produire ont réveillé en nous la conscience de son prix inestimable. Ne laissons pas cette conscience s’endormir au lendemain des événements. Jour après jour, veillons au respect des libertés de chacun, dans l’égalité et la fraternité.

Le reportage photo du rassemblement est visible sur le lien :
http://www.flickr.com/photos/67769677@N06/

Notes de Lecture :
– Lien direct vers l’album photo : http://www.flickr.com/photos/67769677@N06/

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Hommage aux journalistes et policiers morts pour notre liberté – Rendez-vous samedi à 11H30 devant la mairie de Cogolin

Les mots ne suffisent pas à exprimer les sentiments qu’inspire l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et des policiers qui les protégeaient.

Dégout, lâcheté, horreur

Nos premières pensées vont aux familles et à tous les proches des victimes de cet horrible attentat.

Nous sommes inconsolables de voir ainsi anéantis par les balles les talents de journalistes dont les seules armes étaient la plume et l’esprit.

Nous sommes aussi parfaitement conscients que leurs assassins cherchent à atteindre le cœur de notre démocratie, la liberté de la presse, de l’information et de l’expression. Et quand on touche à cette liberté-là, on remet en cause toutes les autres : religieuses, politiques, philosophiques…

Le meilleur hommage que nous puissions rendre aux journalistes et aux policiers qui sont morts pour nos libertés, c’est d’en faire aussi notre combat contre l’intolérance, l’obscurantisme et toutes les formes d’intégrisme.

Nous vous invitons à leur rendre cet hommage en nous retrouvant sur la Place Publique devant le parvis de la mairie de Cogolin SAMEDI 10 JANVIER à 11H30, munis d’une affichette « NOUS SOMMES TOUS CHARLIE ».

Rendez-vous samedi 10 janvier à 11H30 sur le parvis de la mairie de Cogolin

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Bonne année

Avec cette image aux couleurs authentiques de la Provence que nous aimons, fière de son identité et ouverte aux autres, Place Publique souhaite à tous les Cogolinois une belle et heureuse année 2015, meilleure que 2014.

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Echos du dernier conseil municipal (15/12/2014) Travail dissimulé et arrangements entre amis

Le Maire entre ses amis Smadja et Masson

Décidément, il se passe de drôles de choses dans cette mairie. Il y a plus de trois mois, le maire nous annonçait avec tambours et trompettes qu’il s’associait les services de Jean-Marc Smadja, le cousin d’isabelle Balkany, en qualité de conseiller spécial pour les grands projets d’urbanisme. Tout cela pour apprendre aujourd’hui qu’il n’avait toujours pas de contrat !

On se serait presque pris de pitié pour ce retraité aux apparences respectables si on n’avait pas appris de sa propre bouche que sa pension de banquier lui rapportait beaucoup trop d’argent pour lui permettre de percevoir des revenus supplémentaires. Le pôvre !

Pour rassurer l’auditoire, il s’est senti obligé de déclarer qu’il ne faisait pas cela pour l’argent mais pour rendre service à son ami Marc-Etienne Lansade.

Plus sérieusement cette situation pose des questions graves.

Depuis quand une mairie peut-elle faire travailler une personne physique sans passer le moindre contrat avec elle ? Car on sait que son conseiller spécial a bel et bien commencé à travailler pour son compte, sur le dossier du terrain dit « du Yotel » notamment. Le maire l’a confirmé en indiquant que c’était M. Smadja en personne qui avait négocié les termes du bail commercial pour l’exploitation du village de vacances conclu avec une mystérieuse société SEMP dont on ne sait rien, puisqu’elle n’est pas encore inscrite au Registre du Commerce. Bizarre !

En l’absence de tout lien juridique avec la mairie, M. Smadja n’a à ce jour aucun droit ni titre pour connaître des affaires de Cogolin. Ce qui remet sérieusement en cause toutes les décisions prises sur la base du travail de ce conseiller « au noir ». En premier lieu le bail passé avec SEMP. Mais aussi la procédure engagée de révision du PLU dans laquelle notre « banquier soit disant urbaniste » fixe un objectif de population de 18 000 habitants à l’horizon 2020. Soit une augmentation de 60 % en cinq ans ! Rien que çà. Cela promet beaucoup de béton.

Il y a là une grande désinvolture et une forme de mépris vis-à-vis des règles régissant le fonctionnement d’un conseil municipal, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble des citoyens de la commune.

Il serait temps que les membres du Conseil Municipal, relégués au statut de simples spectateurs, réagissent. Il serait également souhaitable que les cogolinois se rendent compte que l’avenir de leur commune se décide par des arrangements entre amis !

Marc Etienne Lansade installe une crèche en mairie de Cogolin Ne tombons pas dans le piège de la provocation

Il faudrait être naïf pour ne pas comprendre que c’est par pur calcul politique que M. Lansade a décidé d’installer une crèche dans la mairie de Cogolin. Il aurait sans doute aimé que nous tombions dans le piège tendu aux défenseurs de la laïcité en nous entrainant sur le terrain de la provocation, pour nous faire passer pour les ennemis des crèches, de dieu et de la culture.

Désolé pour vous, monsieur Lansade, on peut être laïque et aimer les crèches de Noël, les santons représentant Jésus, les Rois Mages et des personnages provençaux. Beaucoup de laïques, dont je fais partie, se plaisent à installer chaque Noël une crèche dans leur maison pour perpétuer cette belle tradition chrétienne qui émerveille enfants, parents et grands-parents.

Etre laïque, monsieur Lansade, ce n’est pas interdire les crèches, mais c’est respecter l’égalité des cultes, ne pas privilégier une religion sur une autre en appliquant le principe de séparation des églises et de l’Etat. En voulant instrumentaliser politiquement une tradition aussi chère au cœur de tous, vous manquez non seulement de respect pour la laïcité, vous cherchez à diviser les cogolinois autour d’une fête qui doit au contraire les rassembler.

Aussi, même si nous ne sommes pas d’accord avec votre décision, nous ne viendrons pas vous chercher querelle sur l’installation d’une crèche à la mairie.

Par contre, notre devoir est de dénoncer cette incroyable escroquerie que constitue la récupération du symbole le plus fort de la foi chrétienne par votre parti d’extrême droite dont l’idéologie est aux antipodes du message de tolérance et d’humanité délivré par Jésus.

Francis JOSE-MARIA

Notes de Lecture :
– Article de l’Express : http://goo.gl/rYpUA0

L’interview de Marc Etienne Lansade sur le mariage d’une étrangère en situation irrégulière Des contre-vérités et une atteinte inacceptable aux libertés fondamentales

Dans une vidéo postée sur You Tube le maire de Cogolin dénonce l’obligation qui lui est faite de procéder au mariage d’une étrangère « extra-européenne » en situation irrégulière au regard du séjour sur le territoire national et qui de plus aurait outragé des fonctionnaires municipaux dans l’exercice de leurs fonctions.

L’analyse juridique (1) de l’interview du maire effectuée par Place Publique met en lumière les nombreuses approximations et contre-vérités de son propos qui, en contestant le droit au mariage d’une étrangère, fut-elle en situation irrégulière, remet en cause la Déclaration des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies de 1948, la décision du Conseil Constitutionnel du 13 août 1993 et la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales.

Il est tout à fait inadmissible qu’un maire, officier de l’état-civil garant de la loi dans sa commune, tente de s’y soustraire et s’attaque à cette liberté fondamentale reconnue à tout être d’aimer et de se marier, quelle que soit sa nationalité ou sa situation administrative. Il est encore plus inacceptable qu’il manipule la vérité pour essayer d’attirer à sa cause des lecteurs pas suffisamment avertis.

Notre collectif dénonce en conséquence les différentes contre-vérités énoncées par Marc-Etienne Lansade dont nous donnons ici un résumé synthétique:

Il est d’abord totalement faux d’affirmer qu’il y a une impunité pour les étrangers en situation irrégulière. En effet, si la loi considère que cette situation ne justifie plus de garde à vue, elle maintient comme antérieurement la procédure de reconduction à la frontière dans un cadre administratif. Des sanctions financières et d’emprisonnement sont toujours prévues en cas de maintien irrégulier sur le territoire national.

Il est parfaitement illégal de demander au candidat au mariage une preuve sur la régularité de son séjour au nom du principe constitutionnel de la liberté individuelle de mariage.

Lors de la constitution du dossier en vue du mariage, le ressortissant étranger, comme le citoyen français, doit fournir des pièces prouvant son identité et son domicile.

Il est tout à fait mensonger de dire de dire « qu’il est impossible à un français de se marier si sa carte d’identité est échue de quelques jours ». Les textes officiels confirment que la carte nationale d’identité continue à justifier de l’identité de son titulaire tant qu’on peut le reconnaitre d’après la photographie qui y figure. Le ou la candidat(e) au mariage peut prouver son identité à l’aide de son passeport, son livret de famille, sa carte d’ancien combattant, un extrait de son acte de naissance, son permis de conduire. Il est encore faux de déclarer qu’il y aurait une inégalité de traitement entre un étranger et un français.

Il est vrai par contre, mais M. Lansade n’en parle pas, que les maires disposent de pouvoirs de contrôle qui leur permettent d’auditionner les futurs époux et d’aviser le procureur s’il y a des indices sérieux de mariage blanc ou forcé.

Il est également vrai que si les fonctionnaires de l’Etat Civil ont été outragés, ils peuvent en demander réparation en se constituant partie civile. Si comme on le suppose c’est la demande d’une pièce non exigible qui a motivé l’outrage présumé, il appartiendra au juge d’apprécier.

Enfin, il est démagogique et mensonger de laisser croire qu’un changement de majorité électorale nationale pourra modifier ces principes fondamentaux protecteurs des droits et libertés de de tout être humain, qu’il soit étranger ou non.

(1) Voir cette analyse juridique dans le document PDF joint en annexe

Images et Pdf complémentaires :
– mariage_etranger_analyse_juridique.pdf