CONFERENCE SUR L’URBANISME LE MARDI 15 DECEMBRE A 18 HEURES

Les choix de la commune en matière d’urbanisme sont déterminants des conditions du vivre ensemble entre ses habitants. Ceux qui sont faits aujourd’hui par la municipalité de Cogolin sont particulièrement inquiétants pour l’avenir :
– Non remplacement de la directrice du service urbanisme
– Mise de tous les projets d’urbanisme sous le contrôle d’un banquier, monsieur Smadja, « pour faire du pognon »
– Création d’un Société Publique Locale avec la ville FN de Fréjus pour se libérer de certaines règles des marchés publics dans la mise en œuvre des projets d’urbanisme. Direction de cette SPL confiée à monsieur Smadja
– Lancement de la révision général du Plan Local d’Urbanisme (PLU) avec un objectif d’augmentation de la population cogolinoise de 50% en 5 ans.
– Modification du PLU destinée à autoriser l’installation de camping et d’habitations légères de loisirs sur un terrain où elles sont interdites en raison du risque d’inondation.
– Création d’une Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) Marine dans laquelle il est prévu de construire 90 000 m2 de surfaces de plancher sur un terrain de 130 000 m2 qui constitue le dernier espace naturel de respiration dans le quartier littoral de Cogolin.
– …
Il importe que les Cogolinois puissent s’exprimer sur tous ces projets qui vont dessiner l’évolution de leur cadre de vie. Pour en comprendre les outils et les enjeux, ils sont vivement conviés à participer à la conférence débat du mardi 15 décembre 2015 à 18 heures à la Bastide Pisan de Cogolin, au cours de laquelle ils pourront dialoguer avec Philippe Langevin et Richard Trapitzine, deux éminents spécialistes des questions d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

URBANISME OU « URBALKANYSATION » ? – Bulletin d’Information n2

Professionnel de l’immobilier à Levallois avant de devenir maire de Cogolin, M. Lansade a choisi, pour le conseiller sur les grands projets d’urbanisme, Jean-Marc Smadja, cousin d’Isabelle Balkany et ancien directeur de la Société d’Économie Mixte qui a bétonné la même ville de Levallois.

Quand « pognon » rime avec béton

« J’ai besoin de quelqu’un qui sache faire du pognon », a déclaré le maire à la presse. Il n’y avait donc pas meilleurs choix que cet ancien banquier dont les compétences en matière d’urbanisme paraissent elles beaucoup plus discutables. Ce conseiller très spécial s’est mis au travail dès l’été 2014 et comme on pouvait le craindre, tous ses projets sentent fort le béton : un PLU qui prévoit une augmentation de population de 50% en 5 ans; la signature d’un bail d’exploitation du terrain du Yotel en infraction avec les règles d’urbanisme et de protection contre les inondations; une modification du PLU cherchant à régulariser cette infraction; le projet de construire 90.000m2 de surfaces de plancher sur le même terrain de 130.000m2 constituant la dernière coupure naturelle de la frange littorale; une ZAC littorale pour laquelle on annonce des millions d’€ d’études et des centaines de millions d’€ de travaux ; un centre-ville où l’on envisage de vendre ou détruire des bâtiments communaux, dont une école, pour y développer des projets immobiliers…

Un conseiller sans contrat

Seul bémol, la plupart de ces dossiers ont été préparés par monsieur Smadja sans qu’il ait le moindre contrat, donc sans aucun droit ni titre pour agir au nom de la commune. Le premier marché officiel a été signé le 26 février 2015 avec la société Euromena qu’il dirige. Ce qui remet sérieusement en cause la validité des actes qu’il a préparés avant cette date, car aucun contrat ne peut venir régulariser des prestations exécutées avant sa signature.

La Société Publique Locale, nouvelle machine à bétonner

Dernière trouvaille, les maires de Cogolin et Fréjus viennent de créer chacun leur Société Publique Locale (SPL) dont les deux seuls actionnaires sont leurs communes respectives.
Derrière cette alliance urbaine tordue entre deux communes géographiquement séparées, mais tellement proches politiquement, l’enjeu est de permettre aux deux maires de bétonner leurs villes en paix en se libérant largement des règles de publicité et de mise en concurrence, comme le permettent les SPL. Et devinez qui sera le Directeur de la SPL de Cogolin ? Jean-Marc Smadja, bien sûr !
Pour essayer d’éviter un réveil trop dur aux cogolinois, Place Publique a dénoncé la plupart de ces décisions d’urbanisme auprès du Préfet du Var, du Procureur de la République et du Tribunal Administratif.

CONSEIL MUNICIPAL DU 15 JUIN 2015 : L’URBANISME DE COGOLIN PLACE SOUS LE CONTROLE DU FN

Le dernier conseil municipal a une nouvelle fois démontré que le maire était très à l’aise sur ses terrains de jeux favoris, l’urbanisme et l’immobilier. Tellement à l’aise qu’il en oublie les règles de procédure et viole la réglementation sur les inondations pour faire passer en force une modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

L’EQUIPE DE LEVALLOIS MET EN PLACE LA MACHINE A BETONNER
C’est avec leur grande complicité d’anciens professionnels de l’immobilier à Levallois-Perret que Marc-Etienne Lansade et Jean-Marc Smadja ont savouré l’approbation par le conseil de la création d’une Société Publique d’Aménagement Local(SPAL). A première vue, rien à redire, puisque la loi le permet. Mais en y regardant de plus près, les sujets d’inquiétude sont sérieux. Le tout premier réside dans la nature même de cette SPAL qui va permettre à nos deux compères de se libérer des règles de publicité et de mise en concurrence dans leurs projets d’urbanisme. Quand on sait qu’ils ont fixé au PLU un objectif de population de 18 000 habitants à l’horizon 2020, soit une augmentation de 50% en 5 ans, on comprend que le bétonnage massif de la commune est à l’ordre du jour, comme il l’a été pendant des années à Levallois. L’ « urbalkanysation » de Cogolin est bien en marche !

LES VILLES FN DE FREJUS ET DE COGOLIN POUR SEULS ACTIONNAIRES
Obligé de trouver une deuxième commune pour pouvoir constituer sa SPAL, le maire est allé démarcher sa voisine de Gassin qui, avec le 1% des parts qui lui était proposé, a refusé de servir de caution à des opérations sur lesquelles elle n’aurait aucun pouvoir. Du coup, il est allé chercher un allié sûr, son ami David Rachline, maire FN de Fréjus, qui ne pouvait pas lui refuser. En retour, Cogolin deviendra actionnaire de la société publique de Fréjus avec 1% des parts. Mais quel rapport y a-t-il entre la ville de Fréjus et l’aménagement du fonds du golfe de Saint Tropez ? Et que va faire Cogolin dans les projets urbains du littoral Fréjussien ? Après la surprenante création d’un camping « Marina Paradise » à Cogolin, espérons que le littoral varois ne va pas devenir le paradis du FN.

ENFIN UN EMPLOI SÛR POUR MONSIEUR SMADJA
Si toutes ces manœuvres ne sont pas vraiment rassurantes pour Cogolin, elles le sont beaucoup plus pour monsieur Smadja qui grâce à elles a enfin trouvé un emploi. Il est en effet le Directeur Général désigné de cette nouvelle société pour en assurer le contrôle total(itaire). Cela s’ajoute à la mission de conseil en urbanisme que le maire lui avait attribué par convention lors du conseil municipal du 2 avril 2015. Après avoir travaillé pendant près d’un an sans le moindre contrat, donc sans aucun droit ni titre pour agir au nom de la commune, ce qu’il ne s’est pas privé de faire, cela fait tout d’un coup beaucoup contrats pour un seul homme.

LE MAIRE SE RIT DU PPRI (PLAN DE PREVENTION DU RISQUE D’INONDATION)
L’autre dossier d’urbanisme important approuvé par le conseil concernait la modification simplifiée n° 4 du PLU. Celle-ci consiste à autoriser sur un terrain de 13 hectares situé en zone littorale l’installation de campings, caravanes, mobil-homes et autres habitations légères actuellement interdite par les règlements du PPRI et du PLU en vigueur en raison de leur forte vulnérabilité face au risque d’inondation. Dans le registre mis à la disposition du public, Place Publique et France Nature Environnement PACA avaient dénoncé l’irrecevabilité de cette modification en raison de sa totale contradiction avec le règlement du PPRI qui s’impose à tous les documents d’urbanisme comme servitude d’utilité publique. Dans le respect du code de l’urbanisme, le maire aurait dû rendre compte de ces observations à son conseil municipal et les prendre en considération dans son projet de délibération. Que nenni, M. Lansade n’a que faire du règlement et des formalités sur lesquels il s’assoit avec dédain. Et quand le leader de l’opposition lui a fait observer qu’il y avait une incompatibilité avec le PPRI, il a assuré que ce terrain n’avait jamais connu de problème d’inondation et que ses fonctions de président des cours d’eau à la communauté de communes lui conféraient l’expertise suffisante pour parler de ces sujets. Pas de chance, les photos du terrain concerné prises lors de la crue de novembre 2011 (voir en pièce jointe) démentent formellement ses propos de soi-disant expert. Après avoir volontairement passé sous silence les observations formulées par le public, ME Lansade est pris en flagrant délit de dissimulation de la réalité des crues pour essayer de faire passer un dossier très important pour l’avenir de ce terrain et la sécurité de ses occupants.

Une nouvelle fois, Place Publique est là pour lui rappeler que c’est le règlement du PPRI qui fait loi, et non la parole d’un maire, fut-il responsable des cours d’eau.

Images et Pdf complémentaires :
– crue-de-novembre-2011-au-yotel-pdf.pdf

LE MAIRE FAIT LE MUR DANS LE QUARTIER DES ANCHES

Les habitants du quartier des Anches ont vu avec étonnement un mur s’ériger en moins d’une journée en travers de la voie publique de la Giscle. Leur surprise a été d’autant plus grande qu’ils n’avaient reçu aucune information préalable et que la décision n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les riverains.
Et ils ont eu beau chercher, ils n’ont trouvé aucun arrêté de voirie affiché aux abords du chantier ni sur les panneaux officiels de la mairie.
On est bien loin des discours du candidat sur l’écoute et la consultation des Cogolinois.

*** « L’URBALKANYSATION (1) » DE COGOLIN EST EN MARCHE

Certes, nous étions fermement opposés au projet du maire précédent de faire passer une voie rapide en plein cœur des habitations du quartier et nous sommes satisfaits qu’il n’ait pas vu le jour.
Mais nous pensons qu’il y avait des aménagements plus doux et mieux réfléchis qu’un mur pour réguler la circulation et améliorer la sécurité des riverains : rétrécissements de voies, chicanes, ralentisseurs, dispositifs de protection des piétons…
A moins, comme cela semble être le cas de la municipalité actuelle, d’avoir comme projet de ville une juxtaposition de quartiers fermés et repliés sur eux-mêmes, ce que l’on appelle une balkanisation.
(1) En référence à la définition donné par le Larousse : « balkanisation : processus qui aboutit à la fragmentation en de nombreux Etats (morceaux) de ce qui constituait avant une entité (unité) territoriale ».
Rien à voir, bien sûr avec le fait que le conseiller en urbanisme de Cogolin est un ancien proche et collaborateur des époux Balkany.

*** NOUVELLE JURISPRUDENCE DU MUR

Ce qui est sûr c’est que cette décision autoritaire a été prise sans aucune réflexion d’ensemble sur un plan général de circulation.
Car il en va de la circulation automobile comme des flux hydrauliques : quand on l’empêche de passer quelque part, elle va se déverser ailleurs, en l’occurrence vers l’avenue des Mûriers et la poste où aucun aménagement nouveau n’a été prévu pour accueillir ce surplus de trafic.
Et si demain les riverains de ces voies et d’autres se sentent à leur tour mis en danger, ils seront en droit de demander au maire de fermer le passage par un mur, car en le faisant pour l’avenue de la Giscle, il a créé un précédent, une véritable jurisprudence !

*** CONCOURS DE L’URBANISME PAYSAGER LE PLUS LAID

Nous nous souvenons aussi que le maire actuel n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer l’aménagement paysager de l’avenue Clémenceau réalisé par son prédécesseur (voir photo n°2 ci-dessus).
Le mur qu’il vient de réaliser dans le quartier des Anches n’a rien à lui envier, d’autant plus qu’à la suite de fuites latérales, il s’est vu dans l’obligation d’y rajouter des bacs d’une esthétique douteuse pour essayer de les colmater (voir photo n° 4).
Aussi nous vous invitons à vous prononcer sur l’aménagement qui est selon vous le plus laid en votant :
1) pour le mur des Anches
2) pour l’ancien alignement de plots en béton de l’avenue Clémenceau

Echos du dernier conseil municipal (15/12/2014) Travail dissimulé et arrangements entre amis

Le Maire entre ses amis Smadja et Masson

Décidément, il se passe de drôles de choses dans cette mairie. Il y a plus de trois mois, le maire nous annonçait avec tambours et trompettes qu’il s’associait les services de Jean-Marc Smadja, le cousin d’isabelle Balkany, en qualité de conseiller spécial pour les grands projets d’urbanisme. Tout cela pour apprendre aujourd’hui qu’il n’avait toujours pas de contrat !

On se serait presque pris de pitié pour ce retraité aux apparences respectables si on n’avait pas appris de sa propre bouche que sa pension de banquier lui rapportait beaucoup trop d’argent pour lui permettre de percevoir des revenus supplémentaires. Le pôvre !

Pour rassurer l’auditoire, il s’est senti obligé de déclarer qu’il ne faisait pas cela pour l’argent mais pour rendre service à son ami Marc-Etienne Lansade.

Plus sérieusement cette situation pose des questions graves.

Depuis quand une mairie peut-elle faire travailler une personne physique sans passer le moindre contrat avec elle ? Car on sait que son conseiller spécial a bel et bien commencé à travailler pour son compte, sur le dossier du terrain dit « du Yotel » notamment. Le maire l’a confirmé en indiquant que c’était M. Smadja en personne qui avait négocié les termes du bail commercial pour l’exploitation du village de vacances conclu avec une mystérieuse société SEMP dont on ne sait rien, puisqu’elle n’est pas encore inscrite au Registre du Commerce. Bizarre !

En l’absence de tout lien juridique avec la mairie, M. Smadja n’a à ce jour aucun droit ni titre pour connaître des affaires de Cogolin. Ce qui remet sérieusement en cause toutes les décisions prises sur la base du travail de ce conseiller « au noir ». En premier lieu le bail passé avec SEMP. Mais aussi la procédure engagée de révision du PLU dans laquelle notre « banquier soit disant urbaniste » fixe un objectif de population de 18 000 habitants à l’horizon 2020. Soit une augmentation de 60 % en cinq ans ! Rien que çà. Cela promet beaucoup de béton.

Il y a là une grande désinvolture et une forme de mépris vis-à-vis des règles régissant le fonctionnement d’un conseil municipal, mais aussi vis-à-vis de l’ensemble des citoyens de la commune.

Il serait temps que les membres du Conseil Municipal, relégués au statut de simples spectateurs, réagissent. Il serait également souhaitable que les cogolinois se rendent compte que l’avenir de leur commune se décide par des arrangements entre amis !

L’urbaniste du clan Balkany à Cogolin

On l’a appris par le dernier bulletin municipal, Jean-Marc Smadja sera le conseiller spécial du maire de Cogolin pour les « grands projets d’urbanisme ». Celui-ci a tenu à préciser que JM Smadja n’a aucun lien avec son homonyme actuellement en prison. Encore heureux!

Mais pas vraiment rassurés, car une lecture attentive nous apprend  que celui qu’il fait venir à Cogolin appartient depuis de longues années à la garde rapprochée du clan Balkany. Cousin d’Isabelle Balkany, actuellement mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale, il a été directeur général de la Société d’Economie Mixte de la Ville de Levallois dont le maire n’est autre que Patrick Balkany, anciennement condamné dans l’affaire des HLM de Seine Saint-Denis.

Au-delà de l’inquiétude, le parachutage de JM Smadja à Cogolin suscite de nombreuses interrogations : quel est son statut au sein des services ? Quels grands projets immobiliers nécessiteraient de faire appel à un expert immobilier ? Est-ce au profit du développement de la commune ou bien à celui de certains responsables ou particuliers ?

En voyant la manière dont le maire a géré l’affaire de l’hôtel du Golfe, nous pouvons nous faire du souci : au lieu de saisir les services de l’État en vue de prendre les mesures incombant à la responsabilité de tout maire (arrêté de péril, fermeture pour insalubrité…), il déclare avoir contacté un marchand de biens ! Voudrait-il mettre Cogolin en coupe réglée au plan foncier et immobilier ?

C’est dire si nous devrons être vigilants sur les futurs  projets d’urbanisme  de Cogolin, celui du Yotel en particulier !