On parle de nous

Tout est dans le nom : «Place Publique». Avec cette association, le cogolinois Francis José-Maria, candidat aux dernières élections municipales, souhaite ouvrir le débat. A tous. Et sur tous les fronts.
«L’essentiel c’est qu’il se passe quelque chose.» Cette association va concrètement prendre le relais de celle créée au moment de la dernière campagne électorale et qui s’appelait alors «Tous pour Cogolin».
«On souhaitait lui donner une capacité d’agir, d’engager des démarches sérieuses», d’où le changement de statut.
Avec des motivations claires et simples : «Après les élections, des citoyens sont venus nous dire : «On ne peut pas rester sans rien faire»».
Comme une suite logique du travail engagé pendant la campagne au cours de laquelle son équipe avait rassemblé des habitants, incité les Cogolinois à participer à la vie publique.

ACTEUR PLUTÔT QUE SPECTATEUR

Après un temps de réflexion, il en a conclu qu’il ne pouvait «pas être spectateur après ce qu’il s’était passé.» Un défi autant collectif que personnel : «A partir du moment où l’on s’est engagé, il faut continuer… Et malgré mon grand âge, qui aurait pu m’inciter à faire autre chose, une vie de grand-père tranquille, par exemple, c’est en pensant à eux [ses petits-enfants, Ndlr] que j’ai décidé de continuer. Qu’est-ce-que sera leur futur ?»
Il y a, en filigrane, la volonté de ne pas abandonner le terrain au Front national. «C’est un parti pas comme les autres. Il ne s’agit pas de remettre en case le vote démocratique» indique-t-il. Au cours de la campagne, il a ressenti «ce sentiment de frustration de la population vis-à-vis des dirigeants politiques.»
Dans la cité de Cogolin, son collectif «sera vigilant» sur les actions municipales. Pas question cependant, déclare-t-il, «de diaboliser le Front national». Sans pour autant «banaliser sa nature ».

UN COLLECTIF, FORCE DE PROPOSITIONS

Avec les 80 membres qui ont déjà adhéré à «Place Publique», les prises de position de l’association, donc, «ne seront pas qu’un contrepoint aux actions de la municipalité». Celle-ci entend être «une force de propositions» sur les dossiers de fond qui ne manqueront pas.
En revanche, «ce qui manque aujourd’hui dans la vie publique et politique, pointe-il, c’est la prise de parole des citoyens.»
Aussi rêve-t-il de «créer des lieux et l’accès au débat. Il faut d’autres formes de participation à la vie publique et d’écoute» : car c’est «ce sentiment profond qui les décideurs politiques n’écoutent plus les gens » qu’il a ressenti au cours de la campagne municipale.
Il n’exonère pas cependant le citoyen lambda : «Tout le monde a sa part de responsabilité. C’est notre faute collective si tout ne va pas bien.»

Images et Pdf complémentaires :
– 2014-07-04-Article_Var-Matin.pdf

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